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12 juin 2013 3 12 /06 /juin /2013 00:31

Des membres du GIT présents ce soir, 11 juin 2013, au parc Gezi témoignent de l'utilisation massive de gaz lacrymogène contre les occupants, pacifiquement assis sous les arbres. Beaucoup de blessés après l'intervention très musclée de ce soir, nous informent-ils. 

Le GIT initiative condamne solennellement cette violence policière et son usage à grande échelle par l'actuel gouvernement Erdoğan. Il s'engage à diffuser auprès des personnalités les plus influentes des milieux scientifiques, culturels, artistiques, ces informations alarmantes en provenance d'Istanbul. Il appelle à une vigilance accrue sur tous les actes du gouvernement turc. 

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5 juin 2013 3 05 /06 /juin /2013 23:34

Informations en temps réel : #OccupyGezi (http://occupygezi.com/ ) qui est aussi un blog sur Tumblr (http://occupygezipics.tumblr.com/ ), une page Facebook (https://www.facebook.com/OccupyGezi ) qui compte 28 000 "J'aime", un site de référencement d'images Instagram (http://saat2201.com/ ) et des publications sur Vine (https://twitter.com/search?q=vine%20%23occupygezi&src=typd ), sans oublier une page Quora (http://www.quora.com/Istanbul/What-is-happening-at-Gezi-Park%C4%B1-in-Taksim-Istanbul?srid=Vj&share=1 ).

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Pour s'adresser à un public le plus large possible,  #OccupyGezi a fait traduire son communiqué en 42 langues.

Le texte en français précise :

"Les médias turcs, qui sont directement contrôlés ou ont des liaisons politiques et économiques avec le gouvernement, refusent de traiter les incidents. Les agences de presse turques également bloquent la diffusion de l'information sur les événements. SVP, diffusez ce message pour que le monde prenne conscience de l'Etat policier turc créé par l'AKP de Recep Tayyip Erdogan, qui est souvent considéré comme un modèle exemplaire pour des pays du Moyen-Orient. La démocratie turque s'attend à votre soutien. Merci !"

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Il s'agirait donc de se substituer aux médias locaux, jugés défaillants, et qui sont, eux aussi, la cible des manifestants. Samim Akgönül, historien et politiste franco-turc, précise sur Slate.fr :

"Les médias en Turquie, depuis cinq jours, sont largement critiqués sur les réseaux sociaux quant à leur attitude timide et soumise face aux manifestations et violences, notamment à Istanbul. [...] Structurellement parlant, la presse écrite et télévisée est entièrement aux mains des grands groupes financiers. Contrôler des organes de presse est un outil pour faire des affaires. Ainsi, la grande majorité d'entre eux s'accommode depuis toujours avec le pouvoir en place. Conjoncturellement, depuis 2007, depuis que l'AKP a consolidé son pouvoir en Turquie, il y a eu une véritable mainmise sur les organes de presse, par divers moyens de pression (expropriations et reventes, impôts exorbitants, intimidations, pressions sur les patrons...)."

 

D’après Le Monde, 3 juin 2013 (« En Turquie, une contestation en ligne d'ampleur "phénoménale" et très bien préparée », par Michaël Szadkowski et Martin Untersinger). 


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5 juin 2013 3 05 /06 /juin /2013 22:56

Nous venons de recevoir d’Istanbul ce témoignage d’une grande acuité, de notre collègue historienne et chercheuse Noémi Levy-Aksu :

 

Une fois n'est pas coutume, un message collectif que m'inspire la situation actuelle à Taksim. Vous avez sans doute vu les images des violences policières extrêmes des derniers jours. Je suis, comme beaucoup, en grève et autant que possible à Taksim, au parc de Gezi et dans les manifestations. Voici donc un témoignage, forcément subjectif, du mouvement, côté parc... 
 
Si vous étiez à Taksim actuellement, vous qui connaissez la Turquie un peu, beaucoup ou pas du tout, vous pourriez observer, les yeux écarquillés, une effervescence sans commune mesure avec celle des jours ordinaires.

Un parc transformé en espace de vie et de fête, où jour et nuit, on campe, lance des slogans, chante et danse.

Où l'on déambule avec des lunettes de piscine et des masques, en guise de bouclier contre une éventuelle attaque policière.

Où les fondateurs de l'extrême-gauche des années 70 et les activistes radicaux des années 90 témoignent que, de mémoire de militant, on n'avait jamais rien vu de pareil.

Où le mouvement homosexuel côtoie les islamistes anti-capitalistes.

Où les "soldats d'Atatürk" voisinent avec les anarchistes.

Où la jeunesse nationaliste défile aux côtés de banderoles en kurde et arménien.

Où des lycéens font leur baptême en politique sous l'œil attendri et admiratif de syndicalistes et militants aguerris.

Où les enseignants félicitent leurs étudiants d'avoir abandonné leurs examens.

Où les supporters des équipes de football, ennemis de toujours, s'étreignent sur les pelouses et luttent ensemble sur les barricades.

Où l'on n'a pas besoin d'être anarchiste pour se réjouir ou s'étonner que, sans police ni Etat depuis samedi dernier, avec une foule chaque jour plus dense, la zone n'ait jamais été aussi sûre ni aussi propre.

Où l'on est turc ou kurde, sunni ou alévi, croyant ou athée, féministe ou macho, apolitique ou ultra-politisé, anarchiste ou militariste. Mais où l'on est avant tout ensemble, unis contre un Etat policier de plus en plus intolérant aux différences. Révoltés par les violences policières des derniers jours, qui ont tué et blessé, et se poursuivent à Dersim, Antakya et ailleurs. Et déterminés à ne pas oublier.

Où l'on espère, sans trop oser y croire, que ce n'est qu'un début.

Où malgré les voix cassées par les gaz absorbés et les slogans lancés, les yeux rougis par le manque de sommeil, malgré la colère devant le mépris des autorités, tout le monde a le sourire aux lèvres et le sentiment de vivre un moment d'exception.

Demain, peut-être, les divisions, les violences policières ou les impératifs du quotidien prendront le dessus. Viendra alors le temps des analyses politiques ou sociologiques du pourquoi du comment. Et sans doute, on ironisera sur la naïveté des acteurs et dissèquera les arrière-pensées politiques des uns et des autres.

 

Mais pour tous ceux qui sont à Taksim actuellement, pour tous ceux qui d'Istanbul, d'Ankara, d'Izmir, de Dersim, d'Antakya et d'ailleurs continuent à manifester, protester et soutenir le mouvement, il est déjà clair que, quelle qu'en soit l'issue, rien ne sera plus tout à fait comme avant.

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sur http://bigbrowser.blog.lemonde.fr/ 

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4 juin 2013 2 04 /06 /juin /2013 06:37

Je me permets de vous envoyer ci-dessous le témoignage d'un ami, un jeune chercheur dans une faculté de droit à Istanbul, qui relate la situation actuelle à Istanbul à partir de son expérience de bénévole en matière d'aide juridique dans les commissariats et à la préfecture.

Ce texte dont l'auteur souhaite rester anonyme en raison de ses fonctions à l'université, a été rédigé suite aux appels à témoignage lancés par le journal Le Monde, déjà clôturé au moment où je vous fais parvenir ce message.

En espérant que vous pourrez faire circuler, diffuser, dans la presse de langue française, dans vos réseaux, blogs ou sites web, ce témoignage et bien d'autres pour pallier à la censure ambiante et pour dénoncer les abus non seulement policiers mais aussi judiciaires actuellement en cours.

Une doctorante en sociologie

 

 

TEMOIGNAGE D'UN JEUNE CHERCHEUR EN DROIT

"Salut au peuple Français, et à l’humanité entière ;

Je suis un assistant de recherche à la faculté de droit d’une université publique à Istanbul. Jusqu’à la nuit du 31 Mai 2013, moi non plus, je ne croyais pas que la résistance de Gezi Parkı allait réussir, j’étais vraiment désespéré et ne pensais pas participer aux protestations.

Le 31 Mai, vendredi soir, je suis allé à Beylerbeyi qui se trouve sur la rive asiatique. Quand j’ai quitté le taxi, j’ai remarqué qu’il y avait l’influence du gaz lacrymogène (dont j’avais déjà eu l’expérience plusieurs fois lors des manifestations du 1er Mai et autres actions collectives), mes yeux et mon nez brûlaient. Imaginez que depuis la Place Taksim et Gezi Parkı qui se trouvent sur la rive européenne de la ville, on a utilisé tellement de gaz lacrimogène qu’on pouvait sentir ses effets sur la rive asiatique. Regardant l’autre rive du Bosphore, on pouvait clairement voir la fumée du gaz qui s’élevait de Taksim et de Beşiktaş.

Moi et mes amis avons decidé de participer aux protestations et sommes allés à Taksim. Vers 22h, nous y sommes arrivés et nous nous sommes dirigés au Barreau d’Istanbul sur l’avenue Istiklal. Le Barreau d’Istanbul orientait les avocats bénévoles vers les commissariats et postes de police pour aider les personnes se trouvaient en garde en vue et demandaient de l’aide juridique ainsi que pour constater et dénoncer les cas de torture.

Après avoir visité quelques commissariats, nous qui étions dix avocats, sommes allés à la Préfecture de Police d’Istanbul, Avenue Vatan. Là-bas, il y avait 81 manifestants en garde à vue. Avant notre arrivée, ils avaient déjà fait leur déposition avec l’aide des avocats commis d’office et le procureur de la République avait décidé de les relaxer et les papiers étaient signés par les manifestants aussi. Cependant, ni le procureur de la République et ni les policiers n’ont donné aucun exemplaire de ces documents, ni aux manifestants, ni à leurs avocats. Enfin, le procureur de la République a déclaré que, compte tenu des récents événements, il avait décidé de ne pas les relaxer. Les avocats ont demandé un exemplaire des papiers de déclaration et de la décision de relaxe, mais la police a insisté pour ne pas donner ces documents aux avocats.

On n’avait aucun moyen de prouver ce geste illégal. Les avocats commis d’office ont recueilli une déclaration sur cette décision de la police et du procureur, qui ne donnaient pas et ne montraient pas les documents aux concernés. Et les avocats bénévoles ont recueilli une autre déclaration sur la détention arbitraire des manifestants qui étaient déja relaxés selon la loi. Puisque la police ne fournissait pas les photocopies, les avocats ont rédigé chaque document au moins 3 fois à la main et ils ont présenté ces déclarations dans les dossiers du procureur et de la police. Les manifestants en garde à vue ont attendu dans les salles de garde à vue, et dans les bus (comme les salles étaient pleines, une partie des personnes étaient surveillées dans les bus) jusqu’au lendemain (samedi) après-midi, puisqu’ils n’ont pas pu plaider au tribunal de garde.

Pour le moment je ne vais pas vous raconter la répression et la violence policières dans les rues. Vous le voyez sur les réseaux sociaux qui sont qualifiés de « trouble à l’ordre public » par notre premier ministre. Mais imaginez ce que peut faire la police d’un pays dont le procureur de la République agit d’une manière si arbitraire."

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1 juin 2013 6 01 /06 /juin /2013 15:17

Communiqué du GIT initiative, 1er juin 2013


« Le Groupe international de travail Liberté de recherche et d’enseignement en Turquie condamne sans appel l'usage disproportionné de la force policière contre les manifestants d'Istanbul et d'autres villes de Turquie, comme il a protesté inlassablement depuis 2011 contre la politique de répression des libertés publiques et de persécution des intellectuels, des universitaires, des étudiants, des éditeurs et traducteurs.

 

Le GIT invite les chercheurs et enseignants du monde entier à faire savoir au gouvernement turc leur profonde réprobation et à alerter leurs propres autorités de la gravité de la situation en Turquie. Il appelle le gouvernement turc à cesser sur-le-champ cette répression démesurée et à procéder sans tarder à des réformes démocratiques majeures, ou bien à se démettre en vue de nouvelles élections. » 

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1 juin 2013 6 01 /06 /juin /2013 14:52

Les médias professionnels, mais aussi de nombreux manifestants et de simples citoyens munis d’appareils photo et de caméras document, minute après minute, les événements d’Istanbul. Voir notamment le site http://occupygezipics.tumblr.com/

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Voir aussi http://bigbrowser.blog.lemonde.fr/2013/06/01/occupygezi-suivre-les-manifestations-en-turquie-en-ligne/ 

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1 juin 2013 6 01 /06 /juin /2013 13:04

Les manifestations qui ont lieu hier à Istanbul et dans différentes villes de Turquie, et qui s’étendent aujourd’hui au point que l’on parle désormais de « printemps turc » (éditorial du Monde du 1er juin, à voir plus bas*), sont d’une importance extrême. Le point de départ est la volonté de milliers d’Istambouliotes de sauver de la destruction un petit parc merveilleux, ouvert à tous, au centre des quartiers européens qui ne possèdent presqu’aucun espace vert, une sorte de jardin comme il en existait dans la ville ottomane, avec de beaux arbres, des terrasses où l’on boit du thé en écoutant la rumeur de la ville, lieu des beaux souvenirs de tous les Istambouliotes qui aiment leur ville, la flânerie et la vie, témoin -comme la place Taksim sur lequel il ouvre généreusement- des grandes heures de la démocratie turque, dernier vestige peut-être d’une mixité sociale en train de disparaître. Tout le monde se retrouve dans le Gezi Park, les mariés, les amoureux, les amis, les familles, les touristes, tous sur les bancs publics. Il portait bien son nom, le parc de la promenade. Et voilà ce songe bien vivant qui disparaît.

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Déjà, l’espace du parc avait été  grignoté par la construction de grands hôtels. Mais le cœur demeurait, si proche de la place Taksim.

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Et puis sont venus les projets de la municipalité d’Istanbul, pilotés par le gouvernement dont le chef, Erdogan, a été maire de la ville, à savoir détruire le parc, enfermer ce qui allait rester d’espaces verts dans une ancienne caserne ottomane reconstituée et un centre commercial vitrine d'un capitalisme débridé, de la même manière que la place Taksim est en train d’être profondément remodelée pour un meilleur contrôle des personnes et des corps. Sous prétexte d’un modernisme débordant et techniciste, le gouvernement du parti majoritaire islamo-conservateur recherche la destruction d’un esprit istambouliote qui représente à ses yeux un contre-pouvoir intolérable. Ces grands travaux concentrent l’avantage de flatter le peuple et le nationalisme, et d’éradiquer de la ville dissidente ces foyers de contestation. L’action destructrice du gouvernement relayée par la municipalité s’articule avec la politique répressive déclenchée depuis 2010 et contre laquelle le GIT n’a pas cessé, depuis sa création en novembre 2011, de protester et de s’opposer.

Depuis hier vendredi, les Istambouliotes ont refusé cette destruction du Gezi Park et des valeurs auxquelles ils sont attachés, et nous aussi. La police a fait un usage disproportionné de la force, agissant avec une grande violence, contre des manifestants venus défendre des arbres et un style de vie. Aujourd’hui, les manifestations s’étendent dans toute la Turquie. Elles deviennent politiques, contre la brutalité pour tout dialogue, les pratiques autoritaires, l’étouffement des droits et des libertés dont ce gouvernement a fait son credo. Les citoyens et citoyennes turques prouvent ici leur haute conscience démocratique dont les chercheurs connaissent l’historicité.


GIT (VD)

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Photographies (VDuclert et Reuters)

Sur Le Monde, en plus de l’éditorial du daté 2 juin,

http://www.lemonde.fr/europe/article/2013/05/31/a-istanbul-mobilisation-citoyenne-contre-un-projet-urbain-controverse_3421514_3214.html

http://www.lemonde.fr/style/article/2013/06/01/turquie-suivre-la-situation-en-direct_3422326_1575563.html

http://www.lemonde.fr/europe/article/2013/05/31/un-projet-d-amenagement-urbain-enflamme-le-centre-d-istanbul_3422035_3214.html

et le blog de Guillaume Perrier, correspondant permanent du Monde à Istanbul :

http://istanbul.blog.lemonde.fr/

 

Pour suivre les événements, également le blog d’Etienne Copeaux

http://www.susam-sokak.fr/

vidéos en direct:

 

http://www.livestream.com/revoltistanbul

 

reportage heure par heure:

 

http://mashallahnews.com/?p=10341

Si vous voulez en savoir plus concernant cette nuit agitée (qui n'est vraisemblablement pas la dernière si on en croit la situation de ce matin; dans le centre-ville, les artères centrales sont toujours occupées par de nombreux manifestants)   et ce qui est en train de se jouer, voici d’autres liens :

http://www.livestream.com/revoltistanbul    (TV en direct)

 


http://occupygezipics.tumblr.com/ ( images téléchargées au fil des heures)

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7 mai 2013 2 07 /05 /mai /2013 16:51

 

 

The International Workgroup on Academic Liberty and Freedom of Research in Turkey(GITTurkey)

 

GITTurkey , which was established in the wake of the arrest of Prof. Büşra Ersanlı and which aims to fight pressures and restrictions academics and researchers face in Turkey, is organizing a symposium on judicial injustices experienced by academics and researchers.  

 

The symposium entitled “Academy Behind Bars: Prejudicial Research, Criminal Subjects”  will take place in Mimar Sinan University of Fine Arts (Bomonti campus) on May 10, 2013 from 10:15 a.m. to 5:30 p.m. and will discuss violations of rights and liberties in academy within the framework of enforcement of penal law.

 

The discussion will be further expanded by focusing on the works and acts of Pınar Selek, Müge Tuzcuoğlu, Dr. A. Kerim Gültekin and Prof. Büşra Ersanlı, who were arrested due to their works or political activities, imprisoned and/or taken hostage by the jurisdiction. 

 

You are cordially invited to the symposium organized by GITTurkey in an attempt to promote freedom of thought and expression for not only the academic staff in universities but also for all members of the academy including students and independent researchers in Turkey, to prevent and track violations of liberties and to  raise the public awareness in this matter.   

 

To contact: info@gitturkiye.org Web:  http://gitturkiye.org/; https://www.facebook.com/gittr

 

ACADEMY BEHIND BARS: PREJUDICIAL RESEARCH, CRIMINAL SUBJECTS

 

May 10, 2013

Mimar Sinan University of Fine Arts

Bomonti Campus, Amphitheatre 214-215

 

10:15-10:30         Opening remarks: Prof. Füsun Üstel

 

First session:         Dual Face of Law and Academic Freedom

Moderator: Prof. Füsun Üstel

10:30-11:00         Academic Freedoms – The “domestic law” of universities, Prof. Ayşe Erzan

11:00-11:30         What is academic freedom and what does it serve? Fikret İlkiz, Solicitor

11:30-12:00         Coffee break

12:00-12:30         Discussion

                                                                                       

Second session:   Portrait of a Researcher as a “Criminal”

Moderator: Assoc. Prof. Zeynep Gambetti 

14:00-14:20         Looking at oneself by looking at the other: Mirrors, masks and Pınar Selek, Assist. Prof. Reyda Ergün

14:20-14:40         From Pertev N. Boratav to A. Kerim Gültekin: Why Political Anthropological Studies are Prejudicial for the State?, Prof. Neşe Özgen

14:40-15:30         Discussion (with the participation of Senem Donatan from “We are Still Witness” Platform and A. Kerim Gültekin)

15:30-16:00         Coffee break

16:00-16:20         In Search of the Stone: Remarks on the State, Justice and Juveniles through the Case of Müge Tuzcuoğlu, Bahar Şahin Fırat

16:20-16:40         Intellectual Activism of Büşra Ersanlı, Equalization and Liberation for Dignity and Justice, Assist. Prof.. Nurşen Gürboğa

16:40-17:30         Discussion (with the participation of Müge Tuzcuoğlu and Prof. Büşra Ersanlı)   


 

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26 mars 2013 2 26 /03 /mars /2013 08:06

Sous l’égide du Groupe international de travail (GIT) « Liberté de recherche et d’enseignement en Turquie »

 

MERCREDI 3 AVRIL 2013 

de 17h30 à 19h

 

Rencontre avec Laure Marchand et Guillaume Perrier,

correspondants du Figaro et du Monde en Turquie, 

à l’occasion de la parution de leur livre : 

 

La Turquie et le fantôme arménien

Sur les traces du génocide 

éditions SOLIN - ACTES SUD

 

 

Avec la participation de Hamit Bozarslan (EHESS), 

Vincent Duclert (EHESS) et Raymond Kévorkian (Université de Paris 8)

 

 

EHESS - Amphithéâtre François-Furet

105 bd Raspail, 75007 Paris

Métro Saint-Placide ou Notre-Dame-des-Champs

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27 janvier 2013 7 27 /01 /janvier /2013 08:26

Le monde universitaire français est révolté. Nous sommes encore une fois témoins d’une injustice flagrante. La 12e cour pénale d’Istanbul, à travers son arrêt du 24 janvier, a condamné la sociologue, universitaire, défenseure des droits humains, Pinar Selek, à la perpétuité non compressible pour l’explosion du marché aux épices d’Istanbul, survenue en 1998.

Au bout de 15 ans de procédure, notre collègue n’avait jamais été condamnée. En dépit de pseudo-rapports d’expertise, d’« aveux » obtenus sous la torture et d’erreurs de procédures trop systématiques pour être in-intentionnelles, Pinar Selek avait été acquittée trois fois, en 2006, 2008 et 2011.

Cette explosion était due à une fuite de gaz. Pinar Selek avait été persécutée parce qu’elle menait une étude sociologique sur les militants du PKK (Parti des Travailleurs du Kurdistan) et avait refusé de donner les noms de ses contacts comme l’éthique scientifique l’exige. Son arrestation et sa mise en jugement revêtaient un caractère clairement politique.

Plus accablante encore aux yeux des autorités, Pinar Selek avait orienté ses recherches vers l’ensemble des groupes sociaux opprimés de la société turque, autant de tabous, autant de plaies sociales : les enfants de rue, les travailleuses de sexe, les gays et lesbiennes, les transsexuelles et les transgenres, les Kurdes, les Arméniens… Ainsi devenait-elle, étape par étape, une intellectuelle engagée, qui, non contente d’observer et d’analyser, agissait.

Cette dimension de chercheure et de femme de terrain a fait d’elle la cible d’un acharnement judiciaire sans précédent. Le 22 novembre 2012, un tribunal d’Istanbul (dont la cour a été subitement modifiée dans sa composition) a décidé de revenir sur les décisions de justice, en cassant l’acquittement, d’une manière totalement illégale dans la mesure où un tribunal n’est pas autorisé à modifier un arrêt définitif déjà rendu. Le 24 novembre, bien que le président de la cour, le seul qui connaissait le dossier, celui qui avait prononcé trois acquittements successifs, ait argué de l’autorité définitive de la décision d’acquittement, les deux autres juges, sous influence, ont déclaré Pinar Selek « coupable » d’un attentat jamais commis, la condamnant à la perpétuité ou à l’exil définitif.

Pinar Selek mène actuellement ses recherches doctorales à l’Université de Strasbourg. Elle est un membre prestigieux de la communauté scientifique de France. Son Université est débout à ses côtés, comme le déclare si clairement le Président Alain Beretz.  Nous, universitaires, enseignants et chercheurs de France et travaillant en France, déclarons donc que nous sommes solidaires avec notre collègue. Nous demandons pour elle, et pour tous ceux et celles actuellement en prison en Turquie, inculpés ou menacés pour leur recherche ou leur enseignement, une justice respectueuse des libertés élémentaires et des droits fondamentaux. Il en va du respect des valeurs universelles, comme celle de la liberté de pensée, d’expression et celle d’entreprendre des recherches académiques.

GIT France, Paris, 27 janvier 2013
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Site De Git France (Groupe International De Travail)

L'initiative GIT

GIT France est la branche française du

Groupe de travail international (GIT)

« Liberté de recherche et d’enseignement en Turquie », une initiative internationale d’universitaires, de chercheurs, d’étudiants, de traducteurs et d’éditeurs née à Paris le 21 novembre 2011

 

sites d’nformations globales :

www.gitiniative.com

http://www.facebook.com/pages/GIT-Initiative/288505904533560?ref=ts

   

Branches du GIT dans de nombreux pays :

Branche en France : www.gitfrance.fr

info.gitfrance@gmail.com

Branche en Amérique du Nord : http://gitamerica.blogspot.com/

gitamerica@yahoo.com

 

Branche au Royaume-Uni : Dr. Cengiz Gunes (cgunes07@gmail.com); Dr. Derya Bayir (deryabayir@gmail.com); Dr. Prakash Shah ( prakash.shah@qmul.ac.uk); Dr. Kerem Oktem (kerem.oktem@sant.ac..uk)

 

Branche en Suisse :

info@sfst.ch 

 

Branche en Turquie :  http://gitturkiye.com/  

Dr. Zeynep Gambetti (zgambetti@gmail.com) ; Dr. Nesrin Uçarlar (nesrinucarlar@gmail.com)

 

Branche en Allemagne : http://gitgermany.wordpress.com/

gitgermany@yahoo.de

 

Branche en Grèce : Vasiliki Petsa (bisiapetsa@hotmail.com)

 

Branche en Italie : http://gititalia.wordpress.com/

git.italia@gmail.com

Recherche

Pour suivre l'actualité des libertés en Turquie

http://www.susam-sokak.fr/ (Blog d'Etienne Copeaux, historien de la Turquie)

http://istanbul.blog.lemonde.fr/ (Blog de Guillaume Perrier, correspondant du Monde en Turquie)

http://turquieeuropeenne.eu/ (site d'actualité et de traductions d'articles)

https://akgonul.wordpress.com/2011/12/ (Blog de Samim Agkönül, historien et politiste)

http://www.imprescriptible.fr/  (sur le génocide arménien)

(liste non exhaustive)

GITinitiative

 

 

Liens