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Lundi 17 juin 2013 1 17 /06 /Juin /2013 18:11

Le premier ministre turc a-t-il gagné contre une protestation morale ?

publié par Le Monde, 17 juin 2013 (http://www.lemonde.fr/idees/article/2013/06/17/le-premier-ministre-turc-a-t-il-gagne-contre-une-protestation-morale_3431516_3232.html )


La question de la réalité de la victoire remportée par le Premier ministre Erdoğan durant la nuit du 15 juin à Istanbul, mérite d’être posée. Certes, tout concoure à le déclarer vainqueur d’une épreuve de force sans précédent en Turquie depuis le coup d’Etat militaire de 1980. Il a mis fin à l’occupation du jardin Gezi, au cœur d’Istanbul, que lui-même, son gouvernement et son parti AKP ont déclarée illégale. Il a permis à la police, usant d’une violence extrême, de blesser et d’arrêter des milliers de contestataires de son pouvoir. Il a galvanisé ses partisans qu’il avait auparavant réunis dans un grand meeting, samedi après-midi à Ankara, promettant la fin des manifestations à Istanbul.

Soucieux aussi de la prospérité économique qui constitue, avec la religion, le credo de son pouvoir et de son populisme, Erdoğan s’est employé à montrer le visage du retour au calme, à la loi et à la sécurité dans la grande capitale touristique de Turquie. Les projets de caserne ottomane et de centre commercial à la place du jardin Gezi, d’où est parti le mouvement, ne sont pas seulement destinés aux nouvelles couches de la petite bourgeoisie urbaine profitant pleinement des mesures économiques de l’AKP. Ils devaient donner une image rassurante et aseptisée d’une ville souvent jugée sale et anarchique par ses nombreux visiteurs occidentaux.

L’image du dirigeant implacable, déterminé à imposer la légalité après une négociation en trompe-l’œil avec quelques représentants du mouvement d’occupation, a été recherchée, dans l’idée qu’une telle posture replacerait la Turquie dans son statut de pôle de stabilité et de démocratie, devant l’Europe et aux portes de la guerre civile syrienne. « La Turquie est une démocratie de première classe », déclarait ainsi, le 13 juin, le ministre des Affaires étrangères Ahmet Davutoğlu en réponse aux mises en cause des députés européens  dénonçant le « recours excessif à la force ».

La proportionnalité du maintien de l’ordre est cependant l’un des critères de la démocratie dans le monde et, sur ce point, la Turquie n’est plus en « première classe ». Tous les témoignages recueillis sur la nuit de terreur que vient de connaître Istanbul convergent. Non seulement le Gezi Parc a été investi et « nettoyé » à l’issue d’un assaut disproportionné, mais de surcroît la police a choisi d’effrayer tous ceux qui, de près ou de loin, se sont solidarisés avec le mouvement. Les faits sont avérés, notamment sur les réseaux sociaux qui communiquent les informations en temps réel : tirs tendus de grenades lacrymogènes et saturation de l’espace urbains par les gaz, emploi d’acide dans les canons à eau, attaques des équipes médicales et des centres de secours, rafle des médecins et des blessés dans les hôpitaux, persécution des journalistes et destruction des caméras, …  Les forces de l’ordre ont procédé à des arrestations massives dont le nombre est actuellement impossible à estimer. Les interpellés sont sous le coup de l’arbitraire policier. Leur libération ne les mettra pas à l’abri de l’arbitraire judiciaire puisqu’ils pourront être poursuivis en vertu de la loi anti-terreur, pour « appartenance à des organisations illégales ». Le gouvernement a décidé d’élargir le périmètre déjà considérable de cette législation d’exception aux manifestants de Taksim et d’autoriser les services secrets à la pratique des arrestations extra-judiciaires. Ajoutée à l’arrivée de la gendarmerie à Istanbul, l’application de la loi anti-terreur placerait de fait la ville en état de siège. 

La stratégie du pouvoir est donc d’instaurer un climat de peur, que l’on peut qualifier, au vu des événements de la nuit, de terreur. Cette politique de l’intimidation légale caractérise ce gouvernement depuis le « tournant liberticide » de 2010-2011 (Le Monde, 11 novembre 2011). Elle a semblé lui réussir jusque-là. Mais le principal enseignement des dix-neuf jours de défi à l’autoritarisme de l’AKP, c’est de constater que la peur a quitté le camp de ses opposants, que l’opposition est devenue un honneur et une conscience. L’importante documentation accumulée sur le mouvement fédéré par l’occupation du Gezi Parc a montré qu’il n’y avait ni « vandales » ni « terroristes », que les revendications visaient la défense de la liberté individuelle et des libertés publiques, la libre expression dans un pays aux médias de plus en plus contrôlés par l’AKP, le libre choix des comportements privés comme la consommation d’alcool ou l’éducation, le droit à la dignité individuelle et à la pensée critique, etc.  Cette fierté retrouvée, notamment de la jeunesse très présente dans le mouvement, est intolérable pour le pouvoir islamiste. Au travers de la police, véritable force armée aux mains du gouvernement, ce ne sont pas seulement les occupants du Gezi Parc et de la place Taksim qui ont été frappés. Ce sont tous les quartiers environnants, souvent aisés mais où règnent surtout de la mixité sociale et de la tolérance culturelle, qui ont été punis.

Le gouvernement islamo-conservateur a opté pour la répression massive du mouvement, sa stigmatisation (il s’agirait de forces « venues de l’étranger »), sa criminalisation. C’est une stratégie dont les conséquences pourraient se révéler pour lui désastreuses à long terme. Plusieurs raisons le laissent penser. La contestation est maintenant identifiée à des acteurs sociaux jeunes et éduqués qui se sont donné, avec un mouvement de protestation fondamentalement moral et civique, les idéaux qui manquaient à une Turquie libérale écrasée sous la puissance de l’idéologie islamo-conservatrice. Une analyse inspirée de Gramsci soulignerait le pouvoir intellectuel conquis par les démocrates du Gezi et leur force de conviction relayée dans une partie de la société. L’ampleur de la répression ajoute une dimension héroïque à cette foi démocratique.  

Une autre menace pèse désormais sur le gouvernement Erdoğan, celle d’enquêtes internationales indépendantes qui ne vont pas cesser de se multiplier sur les violences policières et que permettent déjà de documenter les nombreux témoignages diffusés sur les réseaux et les plates-formes d’information. La Turquie islamiste ne pourra maintenir indéfiniment le cordon sanitaire qui sépare l’internationalisation de son économie et l’ultra-nationalisme de sa politique. Déjà le Financial Times rapporte sans concession les violences de cette nuit. Outre le risque d’actions pénales internationales si les faits de répression les plus dramatiques sont avérés (violation de protocoles de la Convention de Genève sur les conflits armés), le gouvernement AKP pourrait se voir identifié à une tyrannie policière exclusive, facteur d’instabilité pour toute la région. L’économie, le tourisme et toute l’ambition diplomatique de la Turquie s’en trouveraient ruinés.

Enfin, la haute affirmation de la démocratie dans un pays à majorité musulmane et la résistance à la violence islamiste seront, sans nul doute, dans les prochains jours, sources de nombreuses analyses.

Vincent Duclert, historien, chercheur à l’EHESS (CESPRA), auteur de L’Europe a-t-elle besoin des intellectuels turcs ? (Armand Colin, 2010, traduction turque 2012).  

Par gitfrance
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Lundi 17 juin 2013 1 17 /06 /Juin /2013 18:09

Dimanche16/06, vers 16h30

 

De plus amples détails à propos d'hier soir (15 juin) et d'aujourd'hui: nous savons que la police est entrée dans les services d'urgences de plusieurs hôpitaux pour arrêter les personnes présentes, beaucoup y ont été frappés (en plus du Divan Otel près du parc, d'autres hôtels ont été envahis par la police) ; de nouvelles substances chimiques ont  été utilisées (l'eau des canons aspergée sur la foule, de couleur rouge,  contient des substances brûlant la peau au travers des vêtements; les gazs lacrymo  sont aussi de plus en plus violents) ; les violences, arrestations en masse n' arrêtent pas depuis 21h00 hier soir et il est difficile pour chacun d'entre nous de sortir des endroits où nous sommes. 

J'étais hier soir au parc et sur l'avenue principale jusqu'à 20h00/20h15, l'atmosphère était bon enfant, ressemblant plus à une kermesse qu'à autre chose, le parc et les environs étaient bondés de monde, familles avec enfants, landaus, jeunes et vieux, touristes etc.... Ca a complètement basculé un peu avant 21h00 avec l'arrivée de la police dans le parc et sur la place avec forces de l'ordre et bulldozers. 

Maintenant à l'heure où je vous écris (du quartier de Tophane),  les violences continuent, combats d'Osmanbey à Taksim (centre ville côté européen) entre manifestants et police, manifestations dans le centre ville et dans le quartier de Besiktas, les gens depuis l'aube, par flux, se dirigent  vers le centre ville de Taksim, totalement bouclé et vers Besiktas. On peut aussi voir de nos fenêtres, un flot de bateaux aux fanions de l'AKP sur le Bosphore, débordant de partisans; c’est en ce moment que se tient leur rassemblement et les affrontements avec les contestataires du Gezi park et tous ceux qui dénoncent toutes les violences, vont sans doute avoir lieu. Les rues sont toujours pleines d'effluves de gaz lacrymogènes et il y en a tant que nous sommes obligés de fermer les fenêtres des différents lieux où je passe.

Quelques médias ici comme Halk tv diffusent les infos du moment mais beaucoup comme Ulusal tv ont l'électricité coupée afin sans doute de les empêcher de diffuser les infos en tant réel. 


Lundi 17 juin, vers 2h00 du matin

Depuis que je vous ai écrit cet après-midi, voici de nouveaux faits (nouveaux si on peut dire car ils sont vite dépassés, tout allant si vite).

L'immeuble du parti CHP à Sishane  a été attaqué par des  partisans de l’AKP sans doute.

 

Des groupes de civils venant des quartiers de Kasimpasa et de  Tophane s'en sont pris  aux contestataires du Gezi Park ; certains de ces groupes étaient armés de gourdins et attaquaient  des insurgés qui essayaient de construire une barricade dans le quartier de Tepebasi. Les assaillants se sont  faits ensuite plus nombreux et  se sont dirigés vers Taksim. La police est restée en retrait et n'est pas intervenue contre eux. Ils étaient également armés de ceintures, de pierres qu'ils jetaient autour d'eux. 

 

Des distributions de couteaux dans la rue ont été vues (information confirmée par quelqu'un de notre connaissance qui en a été témoin à Tophane)

 

La police est entrée dans de nombreux immeubles pour chercher les contestataires qui s'y seraient réfugiés; on parle même d'entrée dans des appartements de particuliers (info à vérifier et confirmer)

 

J'ai assisté dans le quartier de Galata à des engueulades entre habitants, des femmes aux balcons et à la porte d'un immeuble,  qui se mettaient en colère contre les contestataires présent(e)s dans la rue, leur reprochant de troubler l'ordre et le calme, arguant le fait que cela terrorisait aussi leurs enfants. Cela a bien duré 15minutes. Quelques instants plus tard (je ne sais plus s'il s'agit de quelques minutes ou plus) on a vu au bout de la rue des policiers arriver, nous sommes donc tous rentrés dare-dare dans le café devant lequel nous étions, en fermant porte, lumière et en faisant silence total; cela a duré quelques minutes, il ne s'est "rien" passé, on est revenus dans la rue où la police n'était plus, n'ayant rien tenté à ce moment-là.

Difficile de savoir si les engueulades et l'arrivée de la police sont 2 faits liés mais disons que l'enchaînement a été troublant et confirmant le sentiment d'un climat délétère.

Je tiens à dire qu'il y a cependant une merveilleuse solidarité, nombre de cafés et d'autres boutiques ouvrent leur lieu pour abriter les gens, pour les réconforter, leur donner des soins si besoin; idem chez beaucoup de particuliers,  ouvrant à des inconnus les portes de leur immeuble et appartements, proposant mêmes de dormir chez eux.

Tous les quartiers autour du centre, de Cihangir à Tophane, Galata, Tünel ont encore été sous les gaz, affrontements, contrôles de police et arrestations toute la soirée. A l'heure qu'il est, je ne sais pas où ça en est; de l'immeuble où je me trouve, nous entendions en continu les clameurs des manifestations;  vers 23h30 des détonations très fortes ont retenti; ensuite, plus rien, plus un bruit (information rajoutée le 17 juin après-midi: j'ai appris depuis que les gazs se faisaient toujours sentir fortement du côté de Tünel, le bout de la grande avenue Istiklal, vers 2h00 du matin aujourd'hui)
 

Je vous tiendrai au courant. Merci de vous tenir informés et d'aller autant que vous pouvez aux rassemblements contre toutes ces violences, dans les capitales et villes où vous habitez.

Merci aussi de diffuser tout cela à un maximum de gens (les faits, les rassemblements dans vos villes et régions, les actions de soutien possibles) 

 

Lundi 17 juin 17h00
Retour à la normale. Matinée et après-midi sans traces dans le centre ville (côté européen), comme si rien ne s'était passé la veille. Circulation normale, avenue principale sans dégats particuliers, cafés, restaurants, commerces ouverts, du monde dans les rues et gens détendus. Apparemment. Des appels à manifestations et défilés des syndicats en grève (Kesk et Disk) sont prévus du côté de Taxim, Besiktas et peut-être d'autres points, que j'ignore encore. Des bruits circulent (tout de même) concernant la dangerosité estimée dans les alentours de Taxim. Police, gendarmes et ceux qui les soutiennent sont annoncés au rendez-vous. Les arrestations, brutalités, gaz lacrymo aussi.
L'alternance des "ambiances" commencent à devenir monnaie courante pour tout un chacun ici, atmosphère schizophrène à laquelle on "s'habitue" depuis le 29 mai, quand les premières tentes ont été brulées dans le parc au petit matin et n'ont pas empêché les gens d'y revenir, bien au contraire.....
La tension a bien sûr évolué, au rythme de la violence grandissante. Violence encore accrue depuis que des civils commencent à se joindre aux forces de l'ordre pour attaquer les autres (civils).
A suivre, sans doute et si on peut dire.....

Par gitfrance
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Lundi 17 juin 2013 1 17 /06 /Juin /2013 01:28

Pour d’autres informations (en anglais), se rendre sur le site de GIT Initiative en passant par un moteur de recherche (les liens ci-contre sont devenus inopérants…)

Par gitfrance
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Lundi 17 juin 2013 1 17 /06 /Juin /2013 01:21

De nombreux témoignages font état de descentes de police dans le quartier de Cihangir, situé à l’opposé du parc Gezi depuis la place Taksim. Il s’agit de frapper ceux qui, potentiellement, auraient pu se trouver parmi les manifestants. La police arrête des personnes dans les appartements, ou lancent des grenades lacrymogènes par les fenêtres. Des militants de l’AKP pourchassent des personnes isolées, les frappent, les jettent à terre, avec la complicité de la police, omniprésente. Des résidents filment les scènes et les postent sur facebook.

Par gitfrance
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Lundi 17 juin 2013 1 17 /06 /Juin /2013 00:49
Signalé par “Turquie européenne”
Témoignage de Defne Gürsoy, journaliste-écrivaine, correspondante du quotidien Birgün en France.
"TOUT A BASCULE A TAKSIM HIER SOIR.
Hier soir la guerre a été déclenchée par la police, je suis un témoin direct puisque j'étais sur place. La violence démesurée e de la police a fait des centaines de blessés, le parc a été évacué de force avec gaz, jet d'eau contenant des produits chimiques causant des brulures sur la peau, les balles en plastiques ont blessés des dizaines de personnes, dont une femme enceinte. Par ailleurs, des grenades cataplexiantes (incapacitantes) ont semé la terreur dans tout le quartier. L'intervention a eu lieu alors qu'il n'y avait aucune manifestation, aucun rassemblement ni dans le parc Gezi, ni sur la place. C'était un samedi ordinaire et les habitants étaient venus avec leurs enfants pour prendre l'air dans ce parc. Cette intervention a été faite hier à partir de 19h40 alors que la Plateforme de Taksim avait annoncé à 11h00 le retrait pacifique des occupants du parc dès lundi. Les affrontements ont duré jusqu'au petit matin, j'étais coincé entre les barricades et la police. Je me suis réfugiée dans un passage commerçant, la police a même lancé le gaz à l'intérieur de tous ces passages où les gens s'étaient réfugiés. J'ai été gazée, et j'ai vu des gens tomber comme des mouches sur la rue Istiklal. Des milliers ont afflué de tous les quartiers d'Istanbul pour venir en soutien à Gezi Park et les manifestants. La municipalité a annulé tous les transports en commun dès 11h00 pour empêcher cela mais les gens sont passés de la rive asiatique en marchant sur les ponts du Bosphore. La police a gazé ces gens à pied sur le pont même, sans leur laisser une issue de sortie, sauf peut -être de se jeter par le pont. Les hôtels qui ont accueilli les gens blessés ont été gazés de l'intérieur. Les touristes ont accueilli les blessés dans leur chambre d'hôtel mais ont subi également les violences car les halls d’entrée et les réceptions, transformés en centre de soins médicaux, de ces hôtels ont été attaqués par la police. Ceci est un crime contre l'humanité, du jamais vu même dans les pays avec des régimes les plus répressifs.
Toute cette violence n'a pas arrêté le peuple qui s'est regroupé dans chaque quartier. Nous ne connaissons pas exactement le nombre de blessés, mais nous savons qu'il y a plusieurs blessés dans un état grave, nous en sauront plus dans quelques heures.
Des centaines de gens blessés n'ont pas pu recevoir de soins médicaux car les forcesde l'ordre ont interdit l'accès des ambulances à Taksim. Aujourd'hui, Erdogan tient un meeting à Istanbul avec ses supporters, qu'il n'hésitera sans doute pas à lâcher contre les résistants.
Les habitants des 70 villes du pays sont dans la rue aujourd'hui pour protester.
Des dizaines de milliers sont en train de marcher vers la place Taksim. La violence du pouvoir actuel contre ses citoyens doit être arrêtée au plus vite.

Je vous demande de divulguer le message partout où vous pouvez. C'est vraiment très grave et cela va sans doute continuer. La désinformation du pouvoir ne doit pas être relayée par les médias européens mais la vérité doit être entendue partout dans le monde.  Merci à tous de faire en sorte que l'information circule le plus vite et largement possible.
Ce dimanche 16 juin, nous nous attendons malheureusement à la suite des violences.
Defne Gursoy

 

Istanbul, 16 juin 2013, 11h00 (heure locale)"
Par gitfrance
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