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19 janvier 2016 2 19 /01 /janvier /2016 06:17

Voici une liste préparée par un membre des "Universitaires pour la Paix"

Litterateurs: https://barisicinyazarlar.wordpress.com

Artists: https://www.change.org/p/sanatçılar-barış-için-akademisyenlerin-yanında?recruiter=467057926

Theater professionals: http://www.birgun.net/haber-detay/tiyatroculardan-baris-icin-akademisyenler-e-destek-100791.html

Movie professionals: http://bianet.org/bianet/siyaset/171107-sinemacilardan-baris-icin-akademisyenler-e-destek

Architects: http://ilerihaber.org/mimarlar-odasindan-akademisyenlere-destek-aciklamasi/28621/

Journalists: http://bianet.org/bianet/ifade-ozgurlugu/171098-gazetecilerden-akademisyenlere-destek

Alevis: http://www.birgun.net/haber-detay/aleviler-baris-icin-akademisyenler-inisiyatifi-nin-yanindayiz-100866.html

Health professionals: http://www.barisicinsaglikcilar.net/

Tourist guides: https://www.facebook.com/yurttavedunyadabarisicinrehberler/?fref=photo

Lawyers: http://www.imctv.com.tr/hukukculardan-baris-icin-akademisyenlere-destek/

Psychologists and Psychological counselors: http://imza.la/baris-icin-psikologlar-ve-psikolojik-danismanlar-biz-de-bu-suca-ortak-olmayacagiz/liste

Teachers: https://www.change.org/p/kamuoyu-barış-biz-öğretmenlerin-de-talebidir-1a9ed9a4-068f-4c41-a3e8-2ba2d676f47e

Unemployed: http://imza.la/baris-icin-issizler

Feminists: http://www.demokrathaber.net/guncel/feministler-de-baris-isteyen-akademisyenlerin-yaninda-h60797.html

Employees at the Plaza: https://www.change.org/p/plaza-çalışanları-olarak-düşünce-özgürlüğü-için-barış-için-akademisyenler-in-yanındayız

Soccer tribunes: https://www.facebook.com/Trib%C3%BCnler-Bar%C4%B1%C5%9F-%C4%B0stiyor-511337995701620/?fref=ts

Pharmacists: https://www.change.org/organizations/barış_için_eczacılar_ve_eczacılık_Öğrencileri

Publishers: http://selyayincilik.com/duyuru.asp?id=61

Photographers: http://barisisteyenfotografcilar.com/

Students: https://www.change.org/p/üniversite-öğrencileri-barışiçinakademisyenler-in-yanındayız?recruiter=465142366&utm_source=share_petition&utm_medium=copylink

Academics: http://tr.sputniknews.com/turkiye/20160117/1020246603/akademisyenler-baris-bildirisi.htm

Mothers for Peace: http://www.anf-ajans.com/kadin/baris-anneleri-nden-akademisyenlere-destek

Support for Peace: https://barisadestekblog.wordpress.com
https://barisadestekblog.wordpress.com/imzacilar/

The Peace Bloc: http://www.evrensel.net/haber/269918/baris-bloku-baris-isteyen-akademisyenler-yalniz-degildir

Psychologists for Social Solidarity: http://todap.org/bolum_detay.aspx?link=3&yaziId=1628

The Association of Psychologists in Turkey: https://www.psikolog.org.tr/?Detail=1483

The Turkish Psychiatry Association:
http://www.psikiyatri.org.tr/news.aspx?notice=1489#.VpoHS2y6bUQ.facebook

The Chamber of Architects and Engineers: http://www.tmmob.org.tr/icerik/akademisyenler-susturulamaz

A labor union: http://sendika8.org/2016/01/universite-biat-etmez/

Another labor union: http://www.kesk.org.tr/content/akademisyenlerin-gözaltına-alınması-tüm-barış-savunucularına-yönelik-bir-gözdağıdır-kınıyor

Another labor union: http://disk.org.tr/2016/01/isci-sinifinin-halkin-ulkemizin-onuru-akademisyenlerimizin-yanindayiz/

Labor union of educators: http://www.diken.com.tr/egitim-sen-baris-icin-akademisyenlerin-yaninda-tehditlerinize-boyun-egmeyecegiz/

Ankara Bar: http://www.evrensel.net/haber/270169/ankara-barosundan-akademisyenlere-destek-ifade-ozgurlugu-evrensel-bir-haktir

Two associations of lawyers: http://www.haberler.com/yarsav-ve-demokratik-yargi-dan-akademisyenlere-8067294-haberi/

Another association of lawyers: http://chd.org.tr/akademisyen-dostlarimizin-onuruna-ortak-olacagiz.html

Human Rights Association and Foundation: http://www.imctv.com.tr/ihd-ve-tihv-baris-bir-insan-hakkidir/

Another Human Rights Association: http://istanbul.mazlumder.org/tr/main/faaliyetler/basin-aciklamalari/1/ifade-ozgurlugu-bizzat-rahatsiz-edici-ifadele/12557

Invitation to Justice: http://www.adaletedavet.com

LGBTI: http://kaosgl.org/sayfa.php?id=20913

Erktolia: https://www.facebook.com/erktolia/posts/995144730543212

Jiyan: https://jiyan.us/2016/01/12/jiyan-baris-icin-akademisyenlerin-yanindayiz/

A list of supporters that includes political parties: http://sendika8.org/2016/01/baris-icin-akademisyenlere-destek-buyuyor/

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18 janvier 2016 1 18 /01 /janvier /2016 14:00

M. Erdogan, cessez votre offensive contre la liberté de recherche et d’enseignement en Turquie

Le Monde.fr | 18.01.2016 à 12h23


En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/idees/article/2016/01/18/m-erdogan-cessez-votre-offensive-contre-la-liberte-de-recherche-et-d-enseignement-en-turquie_4849110_3232.html#gwgTVVdj74IFlbfv.99

Par un collectif

Alors que la Turquie est la cible de sanglants attentats perpétrés sur son territoire par l’Etat islamique (Diyarbakir et Suruç, juin 2015 ; Ankara, 10 octobre 2015 ; Istanbul, 12 janvier 2016), les pouvoirs d’Etat emmenés par le président de la République Recep Tayyip Erdogan s’acharnent sur la minorité kurde désignée comme la principale source de terrorisme, au risque de plonger le pays dans un état de guerre civile généralisé.

Le 10 janvier 2016, des « universitaires pour la paix » ont lancé une pétition où ils affirment qu’ils « ne seron [t] pas complices de ce crime ». Plus de 1100 enseignants-chercheurs, appartenant à 89 universités de Turquie, en appellent aux droits des citoyens de la République de Turquie garantis par la Constitution turque et par les conventions internationales ; ils signalent à l’attention publique nationale et internationale le couvre-feu imposé depuis des semaines par l’État et l’armée dans plusieurs villes kurdes du Sud-Est du pays ­– au milieu de l'indifférence générale de l’Union européenne qui attend surtout de la Turquie qu’elle retienne sur son territoire les réfugiés du Moyen-Orient ; ils révèlent comment la population de ces villes est privée d’écoles, de services publics, de soins médicaux, de nourriture, de tout – au point qu’il ne leur est même plus possible d'enterrer leurs proches dont les cadavres sont abandonnés à même la rue.

Cette prise de position de scientifiques et d’intellectuels de Turquie a été jugée intolérable par le pouvoir d’Ankara qui a aussitôt déclenché une répression de grande envergure. Sur l’ordre du gouvernement et du président Erdogan lui-même, le YÖK ou Conseil de l’enseignement supérieur, une institution héritée de la dictature militaire de 1980, s’est saisi du cas des signataires, annonçant que le « nécessaire sera fait ». Des dizaines d’universités ont lancé des procédures internes contre des membres de leur faculté. Les parquets ont actionné contre tous les signataires le vaste arsenal judiciaire existant contre les dissidents, l’article 301 du code pénal (« insulte à la nation turque et à l’Etat turc ») et la loi antiterreur (« propagande en faveur d’organisations terroristes »). Les premières gardes à vue ont commencé à Koaceli vendredi 15 janvier au matin.

L’action répressive de l’État se démultiplie à travers des campagnes de dénonciation des médias pro-gouvernementaux et des réseaux islamo-nationalistes soutenant le pouvoir. Les appels à la violence et les menaces ciblées sont ainsi permanents. Des milieux d’extrême-droite proches du gouvernement recommandent ouvertement le meurtre collectif des « traîtres », des « intellectuels assassins », annonçant qu’ils vont « baigner dans le sang » des signataires promis à l’égorgement. Des croix rouges apparaissent sur la porte des bureaux de plusieurs d’entre eux.

La violence multiforme dirigée contre les signataires de la pétition « Nous ne serons pas complices de ce crime ! » s’inscrit dans la continuité de la politique que poursuit le pouvoir AKP (le parti majoritaire) depuis des années contre les chercheurs, universitaires et intellectuels exerçant leur pouvoir critique sur des sujets réputés « sensibles ». D’innombrables professeurs, journalistes, écrivains, ont payé – et continuent à payer – un prix exorbitant pour leur engagement en faveur d’une société démocratique et pacifique.

Une bataille définitive est engagée en Turquie contre la liberté de recherche et d’enseignement, fondement d’une pensée critique qui insupporte un pouvoir de plus en plus absolu. Les « Universitaires pour la paix » ont annoncé leur intention de répéter leur acte d’engagement. En Turquie, de centaines de journalistes, d’éditeurs, d’avocats, de cinéastes, d’artistes, ont déclaré publiquement leur soutien, élargissant le front démocratique. Au moment où l’Union Européenne accorde une aide financière ainsi qu’un crédit politique à Erdogan, les rapports de solidarité s’établissent entre les chercheurs turcs menacés et leurs collègues du monde entier aussitôt mobilisés. Il a fallu deux jours à peine, les 14 et 15 janvier, pour que s’organisent, en Europe et en Amérique du nord, d’impressionnantes initiatives croisées - lettres ouvertes, appels, pétitions, messages, remontées d’informations – preuve que l’internationale des chercheurs (souvent associée à celle des écrivains) est une réalité quand les droits fondamentaux et l’avenir des sociétés sont en jeu. C’est une force vigilante, déterminée, qui dure depuis longtemps et qui n’est pas prête de s’éteindre.

Groupe international de travail (Gitfrance.fr, Gitinitiative.com) pour la liberté de recherche et d’enseignement en Turquie (Hamit Bozarslan, directeur d’études à l’EHESS ; Yves Déloye, professeur des Universités à Sciences Po Bordeaux ; Vincent Duclert, chercheur à l’EHESS ; Diana Gonzalez, enseignante à Science Po Paris ; Emine Sarikartal, traductrice ; Ferhat Taylan, directeur de programme au CIPh. Comité fondateur du 21 novembre 2011).

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17 janvier 2016 7 17 /01 /janvier /2016 17:40

La pétition des Universitaires pour la Paix:

Etat des lieux au 17 janvier 2016 [1]

Sinem Arslan

University of Essex

sarslaa@essex.ac.uk

Depuis les élections de juin 2015 et l’échec du processus de paix en Turquie, le gouvernement, au nom de la lutte contre le terrorisme et de la lutte contre les tranchées creusées par le YDG-H (l’organisation de jeunesse du PKK) a proclamé 58 couvre-feux dans des zones kurdes du Sud-Est anatolien. Ces couvre-feux, appliqués de jour comme de nuit pour des durées variables (parfois des semaines) et les actions des forces spéciales du gouvernement ont mis en danger la vie des populations civiles. Selon la Fondation des Droits de l’Homme de Turquie, “des droits de l’Homme fondamentaux, tels que le droit à la vie et le droit à la santé sont violés et 162 civils (29 femmes, 32 enfants et 24 personnes âgées de plus de 60 ans) ont perdu la vie”.

Sous le couvre-feu, des milliers de personnes ont dû fuir leur domicile, tandis que celles qui n’en avaient pas les moyens sont restés confinées chez elles, avec des ressources alimentaires limitées, alors que leurs demeures étaient la cible de tirs. Pendant les affrontements, de nombreux civils ont été abattus, sans qu’il soit possible d’enterrer ces morts. A Sur, un quartier de Diyarbakir, le couvre-feu continue depuis plus d’un mois et les corps des civils abattus alors qu’ils tentaient de sortir sont toujours dans les rues, puisque leurs proches sont dans l’incapacité de les récupérer. Selon le rapport publié par Amnesty international, les habitants des zones sous couvre-feu ne peuvent quitter leur quartier pour avoir accès à des soins médicaux. Dans certains cas, les forces de sécurité ont également interdit l’accès aux ambulances. Des images et vidéos d’infractions commises par les forces gouvernementales ont circulé, telle la vidéo d’une voiture de police blindée traînant le cadavre d’un militant kurde attaché par le cou dans les rues, ou les graffiti racistes sur les murs des habitations. Le gouvernment a condamné certains de ces abus mais les responsables n’ont pas encore été poursuivis judiciairement.

Ce sont ces infractions aux droits de l’homme que nous, universitaires et intellectuels de Turquie, avons voulu dénoncer en publiant une déclaration intitulée “Nous ne serons pas complices de ce crime”. Cette déclaration non partisane demandait au gouvernement de mettre fin aux couvre-feux qui violent le droit à la vie, la liberté et la sécurité des citoyens, de condamner les responsables d’infractions aux droits de l’Homme et de reprendre le processus de paix. Nous avons aussi déclaré que ce qui se passait dans le Sud Est était clairement contraire à la constitution de Turquie et aux traités internationaux que la Turquie a signés et s’est engagée à respecter. Le principal objectif de cette déclaration était la paix, rien de plus.

Cette déclaration a reçu le soutien de 1128 enseignants-chercheurs de Turquie, beaucoup réputés dans leur domaine. Elle a aussi été soutenue par 356 intellectuels internationaux, tels Noam Chomsky, Judith Butler, Etienne Balibar, David Harvey, Immanuel Wallerstein and Slavoj Zizek.

Dès que la pétition a été rendue publique, le président Erdoğan, plutôt que de se concentrer sur l’attaque de Sultanahmet, a attaqué les universitaires signataires en présentant notre appel à la paix comme un “soutien au terrorisme”, nous traitant de “traîtres, ignorants, colonialistes et pseudo-intellectuels”. Il a aussi accusé les signataires d’ignorer ce qui se passait dans la région et a invité Noam Chomsky à se rendre en Turquie. Son attitude accusatrice et méprisante a aussitôt été suivie par une intervention du YÖK (le Conseil de l’Enseignement supérieur), affirmant que des mesures adéquates allaient être prises contre les universitaires soutenant le terrorisme. En outre, le parrain mafieux Sedat Peker, connu pour son implication dans le crime organisé et ses prises de position ultra-nationalistes, a également menacé les universitaires en affirmant que leur sang allait couler. Pour ceux qui avaient eu l’occasion de voir ses photos côte-à-côte avec le président dans les médias il y a quelques mois, ces menaces n’ont pas été une surprise. Le discours du premier ministre Davutoğlu, qui a dénoncé la pétition comme un acte partisan, a également considéré que cette déclaration pour la paix “prenait le parti du terrorisme”.

Les universitaires signataires de la pétition ont continué à être pris pour cible pendant les jours suivants. La pétition a été le sujet principal des discours publics du président Erdoğans dans les jours suivants. Il nous a non seulement accusés d’être les collaborateurs du PKK en établissant un lien entre la pétition et les attaques du PKK, mais a aussi appelé les différentes institutions à passer à l’action. Le 16 janvier, Bekir Bozdağ, le ministre de la Justice a aussi déclaré que la pétition avait été rédigée par le PKK. Leurs arguments reposent sur le fait que la pétition n’interpelle que le gouvernement, et pas le groupe armé.

En tant que signataire de la pétition et chercheuse en science politique, je suis convaincue que c’est du gouvernement qu’il faut exiger le respect de la loi, pas d’un groupe armé. C’est le droit qui légitime les gouvernements et il est du devoir des citoyens de Turquie d’interpeller le gouvernement lorsqu’il y a une atteinte claire à la constitution. Proclamer le couvre-feu dans une région sans prendre des mesures adéquates pour protéger les populations est une atteinte à la Constitution. La lutte contre le PKK n’exempte pas le gouvernement de garantir le droit à la vie des citoyens, que ce droit soit menacé par les institutions étatiques ou un groupe rebelle. Les attaques du PKK montrent aussi la vulnérabilité du gouvernement et l’échec de la politique gouvernementale sur le sujet. En tant que citoyens de Turquie, nous payons des impôts à l’Etat et sommes représentés par le gouvernement, et non par le groupe rebelle. C’est pourquoi cette déclaration s’adresse uniquement au gouvernement.

Quant au retour au processus de paix, il s’agit là encore d’une décision dont le gouvernement doit avoir l’initiative, comme on peut le constater dans de nombreux cas de guerre civile dans le monde. Les guerres civiles sont assymétriques par natures et il est rare qu’un groupe rebelle puisse gagner la guerre: les rebelles combattent en général jusqu’à ce que les gouvernements reconnaissent leur légitimité comme partenaires de négociation, ce qui arrive tôt ou tard car il n’y a pas de solution militaire aux guerres civiles. Même si les groupes armés sont vaincus, si les problèmes sous-jacents ne sont pars résolus, ces groupes survivent dans la clandestinité avant de réémerger, et la violence est sans fin. Les études comparées sur les processus de paix sont nombreuses à illustrer ce point. C’est pourquoi nous avons souhaité que le gouvernement prenne l’initiative et lance le processus de paix immédiatement, plutôt que plus tard, quand le nombre des pertes sera plus élevé. C’est la raison pour laquelle cette pétition ne s’adresse qu’au gouvernement.

Le discours du président a attiré l’attention des médias, mais ses conséquences sur la vie quotidienne des universitaires concernés restent insuffisamment traitées par les médias internationaux. Dans les universités, où devrait régner la liberté d’expression, une chasse aux sorcières a commencé. Dans un premier temps, les universités de Bahçeşehir, Hacettepe, Hakkari, Düzce, Tunceli, Abdullah Gül et Pamukkale ont publié des déclarations qualifiant d’imaginaires nos dénonciations d’infractions aux droits de l’Homme, pourtant documentées par Human Rights Watch, et accusant notre pétition de soutenir le terrorisme.

En outre, de nombreuses universités ont ouvert des enquêtes à l’encontre des universitaires signataires. Plusieurs collègues se sont vus signifier leur licenciement dans des universités privées. Des universitaires, tels Hülya Doğan à l’Université de Bartın, Ali Çeliksöz à l’université Cumhuriyet de Sivas et Latife Akyüz à l’Université de Düzce sous le coup d’enquêtes disciplinaires et certains ont déjà été contraints de démissionner. Des mesures similaires sont en cours à l’Université Ondokuz Mayıs, l’Université Akdeniz, l’Université Izzet Baysal d’Abant et l’Université Hacettepe. Le nombre d’universités qui ouvre des enquêtes ou renvoient les signataires augmente de jour en jour.

Parallèlement, la machine judiciaire s’est mise en marche. Certains de nos collègues ont été “invités” à se rendre à la Direction générale de la Police pour être interrogés. Le 15 janvier, le procureur général d’Istanbul a ouvert une enquête à l’encontre de l’ensemble des universitaires signataires, se référant à l’article 301 du code pénal turc et à l’article 7 de la loi anti-terroriste. Ces articles mentionnent la “propagande en faveur d’une organisation terroriste”, ‘l’incitation à la violence” et l’“insulte à la République de Turquie”. Si nous sommes jugés coupables, nous risquons de un à cinq ans de prison.

Le 15 janvier, plusieurs de nos collègues ont été mis en garde à vue après avoir été interpellés le matin à leur domicile et dans leurs bureaux. Beaucoup étaient de l’université de Kocaeli, mais il y a également des cas à l’université Yüzüncü Yıl de Van, Izzet Baysal d’Abant et l’université Uludağ. Ils ont été relâchés après plusieurs heures de garde à vue.

Les directions des universités et procureurs ne sont pas les seuls à vouloir punir les signataires. Les médias, chaînes de télévision et journaux qui représentent les intérêts du gouvernement et en assurent la propagande ont publié nos noms en nous désignant comme cibles. Le 12 janvier, nous faisions les titres du journal Yeni Şafak, traités de “collaborateurs du PKK”. Le jour suivant, nous avons été qualifiés d’ “ennemis de l’Etat” pour avoir reconnu le génocide arménien (sic.) et soutenu les événements de Gezi. Certains journaux nous ont même pointés du doigt pour l’attentat de Sultan Ahmet commis par Daesh le 12 janvier.

Des photos de nos collègues ont été diffusées par les étudiants nationalistes, les accusant d’être des partisans du PKK. Des croix ont été tracées sur leurs portes et des textes insultants collées sur ces même portes. Les menaces de mort par les nationalistes continuent sur facebook et twitter et de nombreux comptes facebook publient nos images en nous qualifiant de soutiens du PKK. Noutre site internet a été piraté par un groupe ultra-nationaliste. La dernière attaque du PKK, le 13 janvier, a empiré la situation. Aucun de nous n’a soutenu le recours à la violence mais, parce que nous avons été accusés par le président de la République, le hashtag #1128killers , qui nous accuse de cautionner ces attaques, a connu un grand succès. Nous recevons en permanence des emails d’insultes d’inconnus qui nous demandent de nous excuser, comme si nous avions commis un crime. Certains collègues ont aussi été menacés de mort la nuit.

Pour dénoncer cet acharnement contre les signataires de la pétition, nous, les Universitaires pour la paix, avons publié un second texte, affirmant que nous maintenions notre déclaration, que nous soutiendrons les collègues poursuivis et continuerons de dénoncer les infractions aux droits de l’homme qui se poursuivent dans la région. Cette déclaration était aussi un appel immédiat au gouvernement à reprendre le processus de paix, et aux citoyens de Turquie à rejeter la guerre.

En raison des campagnes d’intimidation, nous avons peur. Les collègues en Turquie font face aux menaces des ultra-nationalistes, à leurs universités et aux procureurs. Quant à ceux d’entre nous qui travaillent à l’étranger, comme moi, nous craignons d’être sous le coup d’une interdiction de sortie du territoire si nous retournons en Turquie, tel le chercheur turc Haydar Darici , qui travaille à l’Université de Michigan.

Certains collègues ont préféré retirer leur signature, tout en exprimant leur solidarité. Dans le même temps, nous avons reçu de nouveaux soutiens et la pétition a atteint plus de 2000 signatures. Outre les universitaires, le journalistes, écrivains, le syndicat des enseignants, les avocats et les étudiants et d’autres groupes ont apporté leur soutien à notre déclaration et à notre liberté d’expression. Parmi nos soutiens internationaux, Noam Chomsky a affirmé dans un email addressé au journal the Guardian : « Si je décide d’aller en Turquie, ce ne sera pas à sa demande [celle du président Erdoğan] mais, comme je l’ai fait auparavant, pour répondre à l’invitation de nombreux dissidents courageux, dont les Kurdes qui sont exposés à des attaques depuis tant d’années ». Judith Butler a aussi exprimé son inquiétude en déclarant que « la censure couplée au pouvoir militaire est un grand danger pour la démocratie. »

L’ambassadeur des Etats-Unis en Turquie, John Bass, a exprimé son inquiétude sur twitter sur le traitement réservé aux universitaires et rappelé l’importance de la liberté d’expression. Sa déclaration a été critiquée par le maire d’Ankara Melih Gökcek, qui a suggéré à l’ambassadeur de rentrer dans son pays. Le 16 janvier, John Kirby, le porte-parole du département d’Etat des Etats-Unis, a déclaré que “Les institutions officielles, la police et les autorités judiciaires sont utilisées pour décourager un discours politique légitime”. Les partis d’opposition en Turquie, le CHP et le HDP ont aussi publié des déclarations demandant la fin de ces enquêtes contraires au droit.

Alors que les infractions aux droits de l’Homme ont déjà été documentées par de nombreuses organisations humanitaires, en faire état publiquement, appeler le gouvernement à sanctionner ceux qui ont commis ces infractions et demander la reprise du processus de paix met désormais nos emplois et nos vies en danger. Comme l’a affirmé Emma Sinclair-Webb de Human Rights Watch, “Il y a des inquiétudes concernant la sécurité physique de certains universitaires dans des universités de province, après qu’ils ont été désignés comme cibles de cette manière.” En tant qu’universitaires pour la paix, nous faisons maintenant face aux menaces de mort, à la procédure légale et aux enquêtes disciplinaires à l’encontre de nos collègues. Nous ne demandons que la paix pour notre pays. Déclarer “Ne tuez pas” ne devrait pas être considéré comme un crime, mais comme une contribution à la paix.

[1] Ce texte n’engage que son auteur et n’a pas vocation à représenter les Universitaires pour la Paix dans leur ensemble. La traduction française à partir de l’original en anglais a été effectuée par Noémi Lévy-Aksu.

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17 janvier 2016 7 17 /01 /janvier /2016 09:39

La pétition « Nous ne serons pas complices de ce crime ! » lancée le 10 janvier 2016 en Turquie est désormais close avec plus de 2000 signataires. Une délégation devrait aller la remettre l'Assemblée nationale, avec l’ensemble des signatures, ce lundi 18 janvier à Ankara.

Le soutien international aux « Universitaires pour la Paix » [« Barış İçin Akademisyenler »] se poursuit et s’accentue. L’attention doit être attirée sur le sort des collègues turcs travaillant dans des universités de province, souvent isolés, menacés et victimes de sanctions disciplinaires ou de licenciement. Des réseaux comme Scholars at Risk sont déjà alertés mais d'autres formes de solidarité pourraient être envisagées.

Par ailleurs, l'objectif principal de la pétition est de dénoncer la situation dans les zones sous couvre-feu et d'appeler à la paix. Cette action est essentielle car les populations concernées ont peu de moyens de se faire entendre.

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16 janvier 2016 6 16 /01 /janvier /2016 21:15

Groupe de travail international (GIT)

« Liberté de recherche et d’enseignement en Turquie »

Conférence de Presse & Réunion de solidarité

Lundi 18 JANVIER

19h - 21h

Amphitéâtre François Furet

105 Bd Raspail 75006 PARIS

Prétextant une pétition dénonçant la violence d'Etat dans les villes kurdes de Turquie, le pouvoir d'Erdogan a lancé depuis quelque jours une campagne d'intimidation à l'encontre des chercheurs et universitaires du pays. Le vocabulaire utilisé par le Président turc et ses proches ("trahison", "cinquième colonne", "forces obscures", "brouillons d'intellectuels"), la campagne de presse d'une rare virulence et les gardes à vue à répétition, nécessite une mobilisation des universitaires en France et dans le monde. Cette conférence de presse et la réunion qui la suivra aura pour objectif d'informer la presse des menaces qui pèsent sur les universités en Turquie, ainsi que de réfléchir collectivement aux actions de solidarité avec nos collègues poursuivis.

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16 janvier 2016 6 16 /01 /janvier /2016 20:54

Other petitions formulated by colleagues for all university affiliated persons internationally to be circulated widely.

I. We the undersigned

We the undersigned are professors of Turkish Studies in North American and European Universities. Several of us head centers and programs of Turkish Studies. We work hard to generate interest and nurture open and engaging debates on contemporary Turkey. We are seriously concerned about the diminishing academic freedoms and especially criminalization of a petition signed by 1128 fellow academics in Turkey calling for peace. We declare that we stand in solidarity with their demand for peace and their freedom of expression. We can further Turkish Studies around the world only when academics in Turkey can express themselves freely.

On January 10th 1128 academics from Turkey and 356 from abroad signed a petition calling the Turkish State to return to negotiations. The petition attracted attention to the dire situation in the Kurdish regions of Turkey where since 16 August 2015 there have been ben open ended curfews in 7 cities effecting close to 1,5 million citizens. Hundreds of civilians including the children, babies, and the elderly lost their lives. In their petition academics urged the Turkish government to end violence and return to negotiations.

Following the release of the petition, President Erdogan attacked those who signed it and accused them with treachery. He said “pick a side. You are either on the side of the Turkish government or you are on the side of the terrorists.” Few short hours after the speech, Turkish Higher Education Council announced that it will start investigations against signatories. Academics who signed the petition are investigated under article 301 of the Penal Code and face possible charges for “inflaming hatred and hostility among peoples” and “denigration of the Turkish nation.”

Turkey is a signatory of the European Convention for the Protection of Human Rights and Fundamental Freedoms, Universal Declaration of Human Rights, the International Covenant on Civil and Political Rights, the Final Act of the Conference on Security and Cooperation in Europe. Based on these conventions and more importantly Turkish Constitution Turkey is required to protect freedom of thought, expression, association, and assembly. Yet, academic freedoms are regularly violated in Turkey. Since 2011 Middle East Studies Association sent 20 letters to Turkish government urging them to protect academic freedoms for different cases.

Criminalization of freedom of expression stifle productive debate on issues discussed in Turkey and around the world. Intellectual and academic production is not possible without academic freedom.

2. For Peace and Academic Freedom in Turkey -- invitation to all academics

for support. To add your name write:

academicsforpeace@gmail.com with a line indicating your name, academic title and institution.

BACKGROUND

As authoritarianism and militarism reached a new high in Turkey, a group of academics from Turkey (and beyond) launched a petition “ We Will Not Be Party To This Crime” (http://bianet.org/english/human-rights/170978-academics-we-will-not-be-a-party-to-this-crime) to state their opposition.

President of the Republic Recep Tayyip Erdogan (who is not the head of government but acts as such in violation of the Constitution of the country) slammed the academics for their protest (http://www.hurriyetdailynews.com/erdogan-slams-academics-over-petition-invites-chomsky-to-turkey.aspx?PageID=238&NID=93760&NewsCatID=338) and the Council of Higher Education (YOK), which is a creation of the generals who led the 1980 coup and regulates all public universities, started an investigation about the petitioners. Many university administrators have already taken punitive actions against their faculty. Several of the petitioners were subject to house or office raids by the police and arrested. They are charged with supporting terrorism because their declaration did not criticize PKK (the Kurdish militant organization)!

Below please see the text of a petition. If you would like to support it please send a message to academicsforpeace@gmail.com with a line indicating your name, academic title and institution. Please forward this message to your colleagues and invite them to sign the petition. You may ask your academic institution or professional organization to sign the petition and post it on its webpage, as well.

As academics and university administrators who are committed to seeking knowledge and to the free dissemination of information, we are appalled by the repression, persecution and prosecution of Turkish scholars for simply expressing their concern about the growing violence within the country and specifically, the state aggression and illegal treatment of citizens in the Kurdish region of the country.

The call of our colleagues in Turkey for their government to respect national and international laws and reopen negotiations with the representatives of Turkey's Kurdish population (as well as to bring in independent observers to protect the human rights of the citizens of Turkey and investigate military operations in civilian areas) is a message of peace; it is intended to protect human life and property and to prevent further escalation of a conflict that threatens not only Turkey but the entire region.

PETITION

We, the undersigned, extend our solidarity with our colleagues in Turkey and affirm their right, as citizens, seekers of knowledge, and persons of good conscience, to speak truth to power. We ask that the government of Turkey:

• cease the intimidation, persecution and prosecution of all those who have publicly expressed opposition to the current government's policies, including the signatories of the petition, “ We Will Not Be Party To This Crime”;

• reorganize the Council of Higher Education, a creature of the 1980s military regime, in order to enable it to operate as a truly autonomous organization to coordinate research and facilitate the functions of all institutions of higher education, beyond the control of political parties and the government;

• respect the country’s commitment to rule of law, democracy, and human rights, especially the freedoms of thought, expression and the press, which are protected in the Constitution of Turkey and the international treaties to which Turkey has been a party.

• restart the “peace process” with Kurdish representatives that the government aborted for political motives on the eve of the June 2015 election.

*

A letter could also be sent to the UN Special Rapporteur on freedom of opinion and expression requesting his intervention with the government. The link below gives all the info about the Special Rapporteur's mandate and where the letter should be sent:

http://www.ohchr.org/EN/Issues/FreedomOpinion/Pages/OpinionIndex.aspx

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15 janvier 2016 5 15 /01 /janvier /2016 12:56

Premières gardes à vue

A l'Université de Kocaeli, 21 universitaires ont été mis en garde à vue ce matin.

http://www.radikal.com.tr/turkiye/akademisyenlere-sorusturma-kocaelide-12-kisi-gozaltinda-1498484

Il y a actuellement quatorze gardés à vue à Kocaeli, interpellés chez eux ce matin, et la direction de la Police de Kocaeli a annoncé des gardes à vue supplémentaires à venir (tous les signataires de Kocaeli Üniversitesi sont concernés). A Bolu, le domicile de Selime Güzelsarı est perquisitionné actuellement.

Urgent Call, today, January 15, 2016

Dear friends and colleagues,

This is an urgent call for solidarity. The Istanbul Prosecutor has initiated investigations against 1128 academics throughout Turkey for signing a petition against the state’s “anti-terror” operations in the Kurdish provinces.

As many of you might have heard, the Turkish state with its draconian army and police army has been forcing a siege and countless curfews in cities in Southeastern Turkey. Around 600 civilians have been murdered since summer.

Academics for Peace issued the following declaration on Jan. 10:

http://factsonturkey.org/24077/academics-researchers-in-turkey-call-for-immediate-end-to-violence-in-kurdish-areas/

In a speech made on Jan. 12, President Erdogan targeted not only academics but anyone who supported them as well. The Higher Education Board, a decadent residue of 1980 coup d'Etat, immediately stated that it was going to do “whatever necessary” to punish the academics. A witch-hunt has ensued and now we hear that scores of academics are being forced to resign and/or are taken under custody throughout the country.

The legal charges against the signatories of the petition range from “demeaning the state” to “propaganda for a terrorist organization.”

WE ARE IN URGENT NEED OF SUPPORT FROM INTERNATIONAL ACADEMIC CIRCLES.

The Middle Eastern Studies Association, for instance, has sent the following letter to President Erdogan:

https://www.facebook.com/barisicinakademisyenler/posts/969499219797425

The following petition to support the academics has also been initiated:

‪https://www.change.org/p/urgent-call-for-action-following-the-ankara-massacre/u/14957238?recruiter=13403853&utm_source=share_update&utm_medium=facebook&utm_campaign=facebook_link

For other instances of support within Turkey by journalists, artists, associations and unions, cf.:

http://bianet.org/english/human-rights/171097-academics-for-peace-we-stand-by-our-signatures

In solidarity,

Academics for Peace

Nouvelle pétition en Turquie

Bildiri metni

Biz aşağıda imzası olan akademisyenler, fikir ve ifade özgürlüğü ilkesine bağlıyız ve bu ilkenin akademik yaşamın temel unsuru olduğuna inanıyoruz. Bu temelde, ülkedeki çatışma ortamıyla ilgili kişisel değerlendirmelerimizden bağımsız olarak, siyasi iradenin ve YÖK’ün çok sayıda üniversite mensubunun imzaladığı “Bu suça ortak olmayacağız” başlıklı bildiriye karşı gösterdiği tepkiyi yanlış ve kaygı verici buluyoruz.

İfade özgürlüğü olmadan demokrasi olmaz. Üniversite ve akademisyenin görevi akıl yürütme ve vicdan muhakemesi sonunda vardığı fikirleri toplumuyla paylaşmaktır. Fikrin eleştirilmesi demokrasinin, fikri ifade edenin cezalandırılması ise otoriterliğin niteliğidir. Akademisyenlerin ülke sorunlarıyla ilgili dile getirdikleri görüşlerinin siyasi irade tarafından cezalandırılmaya çalışılması, akademik özgürlüklere darbedir. Böyle darbeler herşeyden önce toplumsal gelişmeyi durdurur.

Ülke demokrasisine verilecek en büyük zarar, fikri söylemek değil, fikri ifade ettirmemektir.

ifadeozgurlugutr@gmail.com

Une pétition a été lancée en Allemagne.

https://www.change.org/p/hochschulangeh%C3%B6rige-an-deutschen-hochschulen-keine-repression-f%C3%BCr-die-akademiker-des-friedensaufrufes-in-der-t%C3%BCrkei?recruiter=32641539&utm_source=share_petition&utm_medium=twitter&utm_campaign=share_twitter_responsive

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14 janvier 2016 4 14 /01 /janvier /2016 22:31

Pour défendre la liberté de recherche et d’enseignement en Turquie

« Barış İçin Akademisyenler », janvier 2016

1100 enseignants-chercheurs en danger

L’exécutif turc, gouverné par le président de la République Recep Tayyip Erdogan et la formation politique majoritaire AKP, est entré dans un processus de répression directe des chercheurs, universitaires et intellectuels de Turquie.

Après avoir signé, en tant qu’ « Universitaires pour la paix », la pétition du 10 janvier 2016 « Nous ne serons pas complices de ce crime ! », plus de 1100 enseignants-chercheurs affrontent de vives attaques et des menaces grandissantes, en provenance à la fois de la presse gouvernementale dominante surchauffant l’opinion publique, des responsables politiques du plus haut niveau, des autorités universitaires et de la justice pénale. Ils sont stigmatisés comme imposteurs et faux intellectuels, dénoncés comme traitres à l’État et à la nation, incriminés de complicité avec le terrorisme.

Quels crimes ont commis ces « traîtres », ces « intellectuels assassins » ?

-avoir rappelé les droits garantis par la Constitution et par les conventions internationales à tous les citoyens de la République de Turquie ;

-avoir attiré l’attention publique nationale et internationale sur le couvre-feu imposé depuis des semaines par l’État et l’armée turcs dans plusieurs villes de la Turquie du Sud-Est ­– dans l'indifférence générale de l’opinion publique européenne ;

-avoir souligné que la population de ces villes est empêchée d’accès à l'éducation, aux services publics, aux soins médicaux, à la nourriture, voire à la possibilité d'enterrer leurs proches dont les cadavres sont abandonnés à même la rue ;

Dans son discours tenu à la suite de l'attentat du 12 janvier 2016 commis dans le centre historique d’Istanbul par l’Etat islamique, le président turc a consacré quatre fois plus de temps à menacer nos collègues qu’à dénoncer le danger que représente le terrorisme islamiste en Turquie, révélant ainsi clairement où résident les priorités du gouvernement en matière de sécurité nationale et montrant qu’il ne toléra aucune expression d'opinion divergente.

Sur son ordre, le Conseil supérieur de l’éducation (YÖK) s’est réuni en toute urgence et a décidé de lancer des procédures contre les enseignants-chercheurs signataires de la déclaration, annonçant que le nécessaire sera fait. Des dizaines d’universités ont depuis lancé des procédures internes contre des membres de leur faculté. Depuis, les procureurs de justice ont été saisis. Il a été annoncé que tous les signataires seront poursuivis pour insulte à la nation turque et à l’Etat turc (code pénal TCK 301) et pour propagande en faveur d’organisations terroristes (TMK 7)*

La réaction répressive de l’État s’est aussitôt démultipliée par l’action publique des courants islamo-nationalistes soutenant le pouvoir. Les appels à la violence et les menaces contre nos collègues s'enchainent. Des milieux d’extrême-droite proches du gouvernement appellent ouvertement au meurtre collectif des signataires, annonçant qu’ils vont « baigner dans le sang » de nos collègues égorgés.

Les incriminations venant du sommet de l’État, et les appels à la violence de l’extrême-droite sont les deux volets d’un même programme de terreur. On observe une division du travail entre la politique d’intimidation du gouvernement et les demandes de passage à l’acte de certaines fractions de la société turque.

La violence perpétrée contre les signataires de « Nous ne serons pas complices de ce crime ! » s’inscrit dans la continuité de la politique que poursuit le pouvoir AKP depuis des années contre des enseignants-chercheurs exerçant leur pouvoir critique sur des sujets réputés « sensibles ». D’innombrables collègues ont payé – et continuent à payer – un prix exorbitant pour leur engagement intellectuel, et pour honorer leur profession et sa grandeur. Dans cette atmosphère de haine entretenue par l’exécutif, le temps est compté avant qu’un prochain crime soit commis, à l’instar de l’assassinat du journaliste et écrivain Hrant Dink en janvier 2007, voire qu’une répression démesurée ait lieu avec des arrestations massives dans les rangs des universitaires.

Au moment où les États européens recherchent une coopération étroite avec la Turquie pour résoudre (en vain) la crise des migrants, la politique de haine contre nos collègues risque d’être passée sous silence. L’opinion publique européenne et les gouvernements des Etats de l’Union doivent avertir solennellement la Turquie des conséquences d’une telle politique répressive entretenant un état de guerre civile.

Nous estimons pour notre part que l’avenir de la société turque, et des sociétés européennes, dépendent d’initiatives comme celle des Universitaires pour la Paix et de l’affirmation d’une recherche indépendante et critique.

Nous saluons le courage de nos consœurs et confrères de Turquie et leur exprimons notre solidarité. C’est leur engagement civique, leur responsabilité morale et leur liberté de recherche et d’enseignement qui garantissent aujourd’hui la démocratie dans leur pays et en Europe.

GIT Initiative, 15 janvier 2015

*Rapporté par Radikal.com

Pétition:

Nous, enseignants-chercheurs de Turquie, nous ne serons pas complices de ce crime !

L’État turc, en imposant depuis plusieurs semaines le couvre-feu à Sur, Silvan, Nusaybin, Cizre, Silopi et dans de nombreuses villes des provinces kurdes, condamne leurs habitants à la famine. Il bombarde avec des armes lourdes utilisées en temps de guerre. Il viole les droits fondamentaux, pourtant garantis par la Constitution et les conventions internationales dont il est signataire : le droit à la vie, à la liberté et à la sécurité, l’interdiction de la torture et des mauvais traitements.

Ce massacre délibéré et planifié est une violation grave du droit international, des lois turques et des obligations qui incombent à la Turquie en vertu des traités internationaux dont elle est signataire.

Nous exigeons que cessent les massacres et l’exil forcé qui frappent les Kurdes et les peuples de ces régions, la levée des couvre-feux, que soient identifiés et sanctionnés ceux qui se sont rendus coupables de violations des droits de l’homme, et la réparation des pertes matérielles et morales subies par les citoyens dans les régions sous couvre-feu. A cette fin, nous exigeons que des observateurs indépendants, internationaux et nationaux, puissent se rendre dans ces régions pour des missions d’observation et d’enquête.

Nous exigeons que le gouvernement mette tout en oeuvre pour l’ouverture de négociations et établisse une feuille de route vers une paix durable qui prenne en compte les demandes du mouvement politique kurde. Nous exigeons qu’à ces négociations participent des observateurs indépendants issus de la société civile, et nous sommes volontaires pour en être. Nous nous opposons à toute mesure visant à réduire l’opposition au silence.

En tant qu’universitaires et chercheurs, en Turquie ou à l’étranger, nous ne cautionnerons pas ce massacre par notre silence. Nous exigeons que l’Etat mette immédiatement fin aux violences envers ses citoyens. Tant que nos demandes ne seront pas satisfaites, nous ne cesserons d’intervenir auprès de l’opinion publique internationale, de l’Assemblée nationale et des partis politiques.

Pour signer envoyer nom, qualité et affiliation à info@barisicinakademisyenler.net

Cette pétition est une initiative du groupe Barış için Akademisyenler (Universitaires pour la Paix)

Vous trouverez le texte original de la pétition en turc et en kurde, sa traduction en plusieurs langues et deux listes de signataires (de Turquie et d’ailleurs) sur le site suivant:

http://barisicinakademisyenler.net [ce site n’est plus accessible]

autre site accessible :

http://t24.com.tr/haber/baris-icin-akademisyenler-devlet-siddeti-sona-ersin-bu-suca-ortak-olmayacagiz,323330

Pétition en anglais et premiers signataires (5 janvier 2016) :

We will not be a party to this crime!

As academics and researchers of this country, we will not be a party to this crime!

The Turkish state has effectively condemned its citizens in Sur, Silvan, Nusaybin, Cizre, Silopi, and many other towns and neighborhoods in the Kurdish provinces to hunger through its use of curfews that have been ongoing for weeks. It has attacked these settlements with heavy weapons and equipment that would only be mobilized in wartime. As a result, the right to life, liberty, and security, and in particular the prohibition of torture and ill-treatment protected by the constitution and international conventions have been violated.

This deliberate and planned massacre is in serious violation of Turkey’s own laws and international treaties to which Turkey is a party. These actions are in serious violation of international law.

We demand the state to abandon its deliberate massacre and deportation of Kurdish and other peoples in the region. We also demand the state to lift the curfew, punish those who are responsible for human rights violations, and compensate those citizens who have experienced material and psychological damage. For this purpose we demand that independent national and international observers to be given access to the region and that they be allowed to monitor and report on the incidents.

We demand the government to prepare the conditions for negotiations and create a road map that would lead to a lasting peace which includes the demands of the Kurdish political movement. We demand inclusion of independent observers from broad sections of society in these negotiations. We also declare our willingness to volunteer as observers. We oppose suppression of any kind of the opposition.

We, as academics and researchers working on and/or in Turkey, declare that we will not be a party to this massacre by remaining silent and demand an immediate end to the violence perpetrated by the state. We will continue advocacy with political parties, the parliament, and international public opinion until our demands are met.

Please send your signature, name of your university and your title to info@barisicinakademisyenler.net .

Signatures (446 as of January 05, 2016):

A. Dinç Alada, Professor, Istanbul University

A. Nevin Yıldız Tahincioğlu, Asst. Prof., Hacettepe University

A. Serdar Esen, Dr. (retired)

Abbas Vali, Professor, Boğaziçi University

Adalet B. Alada, Professor, Istanbul University

Adem Y. Elveren, Asst. Prof., Fitchburg Eyalet University

Adem Yeşilyurt, Assistant, Kocaeli University

Ahmet Altınel, Assoc. Prof., Mimar Sinan Güzel Sanatlar University

Ahmet Atıl Aşıcı, Assoc. Prof., Istanbul Teknik University

Ahmet Ersoy, Assoc. Prof., Boğaziçi University

Alaeddin Şenel, Assoc. Prof., Ankara University (retired)

Ali Akay, Professor, Mimar Sinan Güzel Sanatlar University

Ali Cevat Taşıran, Professor, Middle East Technical University

Ali Gökmen, Professor, Middle East Technical University

Ali Rıza Güngen, Dr., Ondokuz Mayıs University

Ali Saysel, Professor, Boğaziçi University

Ali Serdar, Dr., Özyeğin University

Ali Tansu Balcı, PhD student, Dokuz Eylül University

Alper Açık, Dr., Özyeğin University

Anıl Duman, Assoc. Prof., Yaşar University

Aren Kurtgözü, Asst. Prof., MEF University

Asena Pala, Assistant, Mardin Artuklu University

Asiye Akgün, Dr., Istanbul Kültür University

Aslı Aydemir, Assistant, Istanbul University

Aslı Çakıvik, Asst. Prof., Istanbul Teknik University

Aslı Davas, Assoc. Prof., Ege University

Aslı Iğsız, Asst. Prof., New York University

Aslı Odman, Instructor, Mimar Sinan Güzel Sanatlar University

Aslı Takanay, PhD student, Boğaziçi University

Aslı Telli Aydemir, Asst. Prof., Istanbul Şehir University

Aslı Zengin, Research Fellow, Brandeis University

Asya Saydam, Assistant, Marmara University

Atilla Güney, Professor, Mersin University

Aydın Ördek, Assistant, Ankara University

Ayfer Bartu Candan, Assoc. Prof., Boğaziçi University

Aykut Çoban, Professor, Ankara University

Ayla Zırh Gürsoy, Professor, Marmara University (retired)

Aylin Kuryel, Dr., Amsterdam University

Aynur Özuğurlu, Assoc. Prof., Kocaeli University

Ayşe Akalın, Asst. Prof., Istanbul Teknik University

Ayşe Arslan, PhD student, SOAS

Ayşe Berkman, Professor, Mimar Sinan Güzel Sanatlar University

Ayşe Erzan, Professor, Istanbul Teknik University

Ayşe Esmeray Yoğun, Asst. Prof., Toros University

Ayşe Gözen, Professor, Ondokuz Mayıs University (retired)

Ayşe Gül Altınay, Assoc. Prof., Sabancı University

Ayşe Serdar, Asst. Prof., Istanbul Teknik University

Ayşen Candaş, Assoc. Prof., Boğaziçi University

Ayşen Uysal, Professor, Dokuz Eylül University

Aysun Gezen, Assistant, Ankara University

Ayten Alkan, Assoc. Prof., Istanbul University

Aytül Fırat, Instructor, Istanbul Kemerburgaz University

Aziz Harman, Assoc. Prof., Dicle University

Bahar Şimşek, Assistant, Ankara University

Bahtiyar Mermertaş, PhD student, Mimar Sinan Güzel Sanatlar University

Barış Karaağaç, Instructor, Trent University

Barış Kılıçbay, Professor, Abant İzzet Baysal University

Barış Ünlü, Asst. Prof., Ankara University

Barış Yapışkan, Asst. Prof., Mimar Sinan Güzel Sanatlar University

Başak Can, Asst. Prof., Koç University

Başak Demir, Assistant, Galatasaray University

Başak Ertür, Dr., Londra University, Birkbeck

Baskın Oran, Porf. Dr., Ankara University (retired)

Bediz Yılmaz, Asst. Prof., Mersin University

Begüm Başdaş, Dr., Istanbul Bilgi University

Begüm Özden Fırat, Assoc. Prof., Mimar Sinan Güzel Sanatlar University

Begüm Özkaynak, Professor, Boğaziçi University

Beliz Güçbilmez, Professor, Ankara University

Belma Bekçi, Assoc. Prof.

Bengi Akbulut, Researcher

Berke Özenç, Asst. Prof., Türk-Alman University

Bermal Aydın, Uzm., Mersin University

Berna Zengin, Asst. Prof., Özyeğin University

Berrak Karahoda, Instructor, Istanbul Bilgi University

Betül Tanbay, Professor, Boğaziçi University

Betül Yarar, Assoc. Prof., Gazi University

Bilge Selçuk, Assoc. Prof., Koç University

Bilgen Sanayır, PhD student, Trakya University

Biray Kolluoğlu, Professor, Boğaziçi University

Birgül Yılmaz, PhD student, Londra University

Biriz Berksoy, Dr., Istanbul University

Buket Türkmen, Assoc. Prof., Galatasaray University

Bülent Bilmez, Assoc. Prof., Istanbul Bilgi University

Bülent Duru, Assoc. Prof., Ankara University

Bülent Eken, Dr., Kadir Has University

Bülent Küçük, Asst. Prof., Boğaziçi University

Burak Ülman, Dr., Yıldız Teknik University

Burcu Binboğa, Assistant, Middle East Technical University

Burcu Konakçı, Assistant, Galatasaray University

Burcu Yakut-Çakar, Assoc. Prof., Kocaeli University

Çağdaş Acet, Assistant, Ankara University

Çağla Aydın, Asst. Prof., Sabancı University

Çağla Aykaç, Asst. Prof., Fatih University

Çağla Diner, Asst. Prof., Kadir Has University

Çağlar Dölek, Assistant, Middle East Technical University

Çağlar Güven, Professor, Middle East Technical University (retired)

Can Candan, Instructor, Boğaziçi University

Can Irmak Özinanır, Assistant, Ankara University

Can Soylu, PhD student, Istanbul University

Canan Özcan, Assistant, Istanbul Arel University

Canani Kaygusuz, Assoc. Prof., Ondokuz Mayıs University

Cansu Akbaş Demirel, Assistant, Ege University

Cansu Col, Assistant, Victoria University

Cavidan Soykan, Dr., Ankara University

Cem Özatalay, Assoc. Prof., Galatasaray University

Cengiz Aktar, Assoc. Prof., Süleyman Şah University

Cengiz Güneş, Dr., Open University

Cenk Yiğiter, Dr., Ankara University

Ceren Akçabay, Asst. Prof., Marmara University

Ceren Ergenç, Asst. Prof., Middle East Technical University

Ceren Mert, Dr., FMV Işık University

Ceren Özselçuk, Asst. Prof., Boğaziçi University

Ceren Şengül, PhD student, Edinburgh University

Ceren Sözeri, Assoc. Prof., Galatasaray University

Çetin Gürer, Asst. Prof., Nişantaşı University

Çetin Veysal, Professor, Mersin University

Ceyda Arslan Kechriotis, Dr., Boğaziçi University

Ceylan Begüm Yıldız, PhD student, Londra University, Birkbeck

Chris Stephenson, Instructor, Istanbul Bilgi University

Christoph K. Neumann, Professor, Münih Ludwig Maximilian University

Çiğdem Bozdağ, Yard. Assoc. Prof., Kadir Has University

Cuma Çiçek, Asst. Prof., Mardin Artuklu University

Demet İslambey, Assistant, Middle East Technical University

Deniz Gündoğan İbrişim, PhD student, Washington University

Deniz Morva, Assoc. Prof., Istanbul University

Deniz Parlak, Instructor, Istanbul Kemerburgaz University

Deniz Yonucu, Dr., EUME/ZMO

Deniz Yükseker, Professor, Istanbul Aydın University

Derya Bayır, Dr., GLOCUL, Queen Mary, University of London

Derya Özkan, Dr., Münih University

Derya Ülker, Assistant, Mimar Sinan Güzel Sanatlar University

Didem Çınar, Instructor, Istanbul Teknik University

Dilek Hattatoğlu, Assoc. Prof., Muğla Sıtkı Koçman University

Doğan Çetinkaya, Asst. Prof., Istanbul University

Doğan Emrah Zıraman, PhD student, Mimar Sinan Güzel Sanatlar University

Düzgün Uğur, Assistant, Dicle University

E. Osman Erdem., Asst. Prof., Mimar Sinan Güzel Sanatlar University

Ebru Aykut, Asst. Prof., Mimar Sinan Güzel Sanatlar University

Ece Algan, Assoc. Prof., California State University

Ece Öztan, Assistant, Yıldız Teknik University

Eda Aslı Şeran, Assistant, Galatasaray University

Egemen Cevahir, Dr., Marmara University

Egemen Kepekçi, Assistant, Istanbul University

Elçin Aktoprak, Asst. Prof., Ankara University

Elif Babül, Asst. Prof., Mount Holyoke Koleji

Elif Sandal Önal, PhD student, Istanbul Bilgi University

Emine İncirlioğlu, Professor, Researcher

Emir Benli, Dr.

Emrah Altındiş, Dr., Harvard University

Emrah Dönmez, Instructor, Işık University

Emrah Dönmez, Instructor, Işık University

Emre Kovankaya, Assistant, Yıldız Teknik University

Engin Fırat, Assistant, Hacettepe University

Engin Sustam, Dr., EHESS Paris

Erbatur Çavuşoğlu, Assoc. Prof., Mimar Sinan Güzel Sanatlar University

Ercan Şen, Assistant, Ankara University

Erdem Üngür, Assistant, Istanbul Kültür University

Erdem Yörük, Asst. Prof. Koç University

Eren Deniz Tol, Professor, Muğla University

Erhan Keleşoğlu, Asst. Prof., Istanbul University

Erhan Ünlü, Professor, Dicle University

Erhan Yalçındağ, Dr.

Erkan Erdil, Professor, Middle East Technical University

Erkin Başer, Asst. Prof., Dokuz Eylül University

Erol Köroğlu, Asst. Prof., Boğaziçi University

Ersin Aslıtürk, Dr., Ottawa University

Ertan Ersoy, Asst. Prof., Istanbul University

Ertuğrul Ahmet Tonak, Professor, Istanbul Bilgi University

Esengül Ayyıldız, Asst. Prof., Çukurova University

Esin Düzel, Instructor, California University, San Diego

Esin Gülsen, Assistant, Mersin University

Esra Arsan, Assoc. Prof., Istanbul Bilgi University

Esra Demir, Dr., Marmara University

Esra Mungan, Asst. Prof. Boğaziçi University

Etienne Copeaux, Dr.

Evrim Karakaş, PhD student, Rennes I University

Ezgi Güner, PhD student, Illinois University

Ezgi Pınar, Assistant, Istanbul University

Ezgi Toplu, Assistant, Middle East Technical University

F. Ceren Akçabay, Asst. Prof.

Fatih Çağatay Cengiz, Assistant, Ondokuz Mayıs University

Fatma Gök, Professor, Boğaziçi University

Fatma Gül Karagöz, Assistant, Galatasaray University

Fatma Müge Göçek, Professor, Michigan University

Ferdan Ergut, Professor, Middle East Technical University

Feryal Saygılıgil, Assoc. Prof., Arel University

Feyza Akınerdem, Dr.

Figen Işık, Instructor, Middle East Technical University

Fikret Uyar, Professor, Dicle University

Fisun Güven, Assistant, Middle East Technical University

Fırat Erdoğmuş, Instructor, Bahçeşehir University

Fulya Atacan, Professor, Yıldız Teknik University

Funda Karapehlivan, Dr., Marmara University

Funda Şenol Cantek, Professor, Ankara University

Füsun Üstel, Professor, Galatasaray University

Galip Deniz Altınay, Uzm., Mersin University

Gaye Elçi, Instructor, Middle East Technical University

Gaye Yılmaz, Dr., Boğaziçi University

Gençay Gürsoy, Professor, Istanbul University (retired)

Gökçe Metin, PhD student, Boğaziçi University

Gökçen Yıldız, Dr., Istanbul Bilgi University

Göksel N. Demirer, Professor, Middle East Technical University

Gönül Turgut, Instructor, Türkiye ve Orta Doğu Amme İdaresi Enstitüsü

Gözde Aytemur, Assistant, Galatasaray University

Gözde Yalçın, Assistant, Ankara University

Gül Köksal, Assoc. Prof., Kocaeli University

Gülçin Karabağ, Assistant, YIldız Teknik University

Gülengül Altıntaş, Instructor, Bahçeşehir University

Güler İnce, PhD student, Mimar Sinan Güzel Sanatlar University

Gülşah Kurt, Asst. Prof., Kadir Has University

Gülsüm Depeli, Asst. Prof., Hacettepe University

Gülüm Şener, Asst. Prof., Arel University

Güneş Gümüş, Assistant, Ankara University

Gürel Tüzün, Dr., Middle East Technical University (retired)

Güven Gürkan Öztan, Yrd. Doç., Istanbul University

H. Ege Özen, PhD student, Binghamton University

H. Neşe Özgen, Professor, Mimar Sinan Güzel Sanatlar University

Hacer Ansal, Professor, Işık University

Hakan Mıhcı, Professor, Hacettepe University

Haldun Sural, Professor, Middle East Technical University

Haluk Baran Bingöl, PhD student, Kennesaw State University

Hamit Bozarslan, Porf. Dr., Ecole des hautes études en sciences sociales

Hande Gülen, Assistant, Yalova University

Hande Kaynak, Asst. Prof., Çankaya University

Hatice Kurtuluş, Professor, Istanbul University

Hazal Azeri, Assistant, Mimar Sinan Güzel Sanatlar University

Hazal Halavut, Assistant, Boğaziçi University

Hazel Başköy, Assistant, Ufuk University

Hülya Adak, Assoc. Prof., Sabancı University

Hülya Kendir, Asst. Prof., Kocaeli University

Hülya Kirmanoğlu, Professor, Istanbul University

Hümeyra Yılmaz, Assistant, Dicle University

İclal Ayşe Küçükkırca, Yrd. Doç, Mardin Artuklu University

İlhan Küçükaydın, Asst. Prof., Penn State University

İlkay Kara, Assistant, Ankara University

İlkay Özküralpli, Instructor, Istanbul Arel University

İpek Seyalıoğlu, Instructor, Boğaziçi University

İrfan Açıkgöz, Professor, Dicle University

Işıl Ünal, Professor, Ankara University

Işın Önol, PhD student, Viyana University

İsmail Şiriner, Professor, Batman University

İzzettin Önder, Professor

Kasım Akbaş, Asst. Prof., Anadolu University

Kenan Demirel, Assistant, Ankara University

Kerem Öktem, Professor, Graz University

Kıvanç Ersoy, Assoc. Prof., Mimar Sinan Güzel Sanatlar University

Kıvılcım Turanlı, Asst. Prof., Anadolu University

Koray Çalışkan, Doç, Boğaziçi University

Kuban Altınel, Professor, Boğaziçi University

Kumru Çılgın, Assistant, Mimar Sinan Güzel Sanatlar University

Kuvvet Lordoğlu, Professor, Kocaeli University

Lara Fresko, Cornell University

Leyla Neyzi, Professor, Sabancı University

Lülüfer Körükmez, Asst. Prof., Ege University

Lütfiye Bozdağ, Asst. Prof., Kemerburgaz University

Mahir Tokatlı, Assoc. Prof., Bonn University

Mahmut Mutman, Professor, Istanbul Şehir University

Maya Arakon, Assoc. Prof., Süleyman Şah University

Mehmet Mutlu, Assistant, Middle East Technical University

Mehmet Oturan, Professor, Paris Est University

Mehmet Rauf Kesici, Asst. Prof., Kocaeli University

Mehtap Balık, Assistant, Istanbul University

Mehtap Tosun, Assistant, Middle East Technical University

Melda Yaman, Assoc. Prof., Ondokuz Mayıs University

Melehat Kutun, Dr., York University

Melek Zorlu, Assistant, Tunceli University

Melih Çelik, Asst. Prof., Middle East Technical University

Melih Kırlıdoğ, Professor, Nişantaşı University

Melis behlil, Assoc. Prof., Kadir Has University

Meral Akbaş, Assistant, Middle East Technical University

Meral Camcı, Asst. Prof., Yeni Yüzyıl University

Merve Fidan, Assistant, Ankara University

Meryem Koray, Professor

Mesut Keskin, Asst. Prof., Mardin Artuklu University

Mesut Yeğen, Professor, Istanbul Şehir University

Metin Altıok, Assoc. Prof., Mersin University

Mihriban Özbaşaran, Professor, Istanbul University

Mine Gencel Bek, Professor, Ankara University

Müge Ayan Ceyhan, Dr., Istanbul Bilgi University

Murat Cemal Yalçıntan, Professor, Mimar Sinan Güzel Sanatlar University

Murat Emeksiz, Assoc. Prof., Anadolu University

Murat Koyuncu, Asst. Prof., Boğaziçi University

Murat Özbank, Asst. Prof., Istanbul Bilgi University

Murat Paker, Asst. Prof., Istanbul Bilgi University

Murat Yılmaz, Asst. Prof., Boğaziçi University

Mustafa Kemal Coşkun, Assoc. Prof., Ankara University

Mustafa Koç., Professor, Ryerson University

Mustafa O. Sinemilloğlu, Asst. Prof., Dicle University

Mustafa Şener, Asst. Prof., Mersin University

Muzaffer Kaya, Asst. Prof., Nişantaşı University

N. Gamze Toksoy, Asst. Prof., Mimar Sinan Güzel Sanatlar University

N.Ceren Salmanoğlu, Assistant, Ankara University

Nalan Erbil, PhD student, Wisconsin Madison University

Nazan Üstündağ, Asst. Prof. Boğaziçi University

Nazım H. R. Dikbaş, Instructor, Istanbul Bilgi University

Necat Keskin, Asst. Prof., Mardin Artuklu University

Nejla Osseiran, Instructor, Boğaziçi University

Nergiz Kardaş, Assistant, Hacettepe University

Nermin Saybaşılı, Assoc. Prof., Mimar Sinan Güzel Sanatlar University

Neşe Yıldıran, Dr., Işık University

Nil Mutluer, Asst. Prof., Nişantaşı University

Nilgün Erdem, Assoc. Prof., Ankara University

Noemi Levy-Aksu, Asst. Prof., Boğaziçi University

Nüket Esen, Professor, Boğaziçi University

Nur Betül Çelik, Professor, Ankara University

Nurçin İleri, Dr., Boğaziçi University

Nuri Ersoy, Assoc. Prof., Boğaziçi University

Nurseli Yeşim Sünbüloğlu, PhD student, Sussex University

Ogeday Çoker, Assistant, Istanbul University

Öget Öktem Tanör, Professor

Olcay Akyıldız, Asst. Prof., Boğaziçi University

Olcay Kunal, Okutman, Galatasaray University

Ömer Tekdemir, Dr., Westminster University

Onur Buğra Kolcu, Instructor, Istanbul Arel University

Onur Günay, PhD student, Princeton University

Onur Hamzaoğlu, Professor, Kocaeli University

Osman Cen, Dr., Northwestern University

Osman Eroğlu, Asst. Prof., Mardin Artuklu University

Ozan Değer, Assistant, Ankara University

Ozan Çağlayan, Assistant, Galatasaray University

Ozan Erözden, Professor, MEF University

Ozan Kamiloğlu, Assistant, Londra University, Birkbeck

Özel Teraman, Asst. Prof., Mimar Sinan Güzel Sanatlar University

Özge Ejder Johnson, Asst. Prof., Mimar Sinan Güzel Sanatlar University

Özge Korkmaz, PhD student, Michigan University

Özge Özdüzen, PhD student, Edge Hill University

Özgün E. Topak, Dr., York University

Özgür Martin, Assoc. Prof., Mimar Sinan Güzel Sanatlar University

Özgür Öztürk, Assoc. Prof., Ondokuz Mayıs University

Özlem Albayrak, Asst. Prof., Ankara University

Özlem Güçlü, Asst. Prof., Mimar Sinan Güzel Sanatlar University

Özlem Köseoğlu Örnek, Instructor, Istanbul Bilgi University

Özlem Özkan, Assoc. Prof., Kocaeli University

Öznur Öncül, Asst. Prof., Bülent Ecevit University

Öznur Yaşar Diner, Yrd.Assoc. Prof., Kadir Has University

Pelin Yalçınoğlu, Asst. Prof., Anadolu University

Pınar Bedirhanoğlu, Assoc. Prof., Middle East Technical University

Pınar Ecevitoğlu, Asst. Prof. , Ankara University

Pınar Önen, Instructor, Okan University

Pınar Özdemir, Assoc. Prof., Ankara University

R. Orkun Güner, Assistant, Kadir Has University

Refet Ali Yalçın, Assistant, Boğaziçi University

Reyda Ergün, Asst. Prof., Kadir Has University

S. Cankat Tanrıverdi, Assistant, Istanbul University

S. Ulaş Bayraktar, Assoc. Prof., Mersin University

Saadet Sorgunlu, Instructor

Şahika Yüksel, Professor Dr., Istanbul University (retired)

Samim Akgönül, Professor, Strasbourg University

Sarphan Uzunoğlu, Instructor, Kadir Has University

Savaş Çoban, Dr., Researcher

Şebnem Korur Fincancı, Professor, Istanbul University

Şebnem Oğuz, Assoc. Prof., Başkent University

Seçil Dağtaş, Asst. Prof., Waterloo University

Seçil Doğuç, Assistant, Galatasaray University

Seçkin Özsoy, Assoc. Prof., Ankara University

Seda Altuğ, Asst. Prof., Boğaziçi University

Sedat Yağcıoğlu, Assistant, Hacettepe University

Sefa Feza Arslan, Professor, Mimar Sinan Güzel Sanatlar University

Selda Altınok, Assistant, Yalova University

Selda Öndül, Professor, Ankara University

Selim Badur, Professor, Istanbul University

Selime Güzelsarı, Assoc. Prof. Abant İzzet Baysal University

Sema Bayraktar, Asst. Prof., Istanbul Bilgi University

Semih Bilgen, Professor, Yeditepe University

Semra Somersan, Assoc. Prof.

Şemsa Özar, Professor, Boğaziçi University

Serap Sarıtaş, Assistant, Dokuz Eylül University

Serdar Altok, Asst. Prof., Boğaziçi University

Serdar Çagırga, Assistant, Ankara University

Serdar M. Değirmencioğlu, Professor, Doğuş University

Serkan Günay, Assistant, Middle East Technical University

Sevda Bulduk, Assoc. Prof., Istanbul Bilim University

Sevgi Uçan Çubukçu, Assoc. Prof., Istanbul University

Seyhan Çamlıgüney, Uzm. Middle East Technical University

Sezai Ozan Zeybek, Asst. Prof., Istanbul Bilgi University

Sezen Çilengir, Assistant, Istanbul University

Sibel Bekiroğlu, Assistant, Middle East Technical University

Sibel Irzık, Professor, Sabancı University

Sibel Özbudun, Assoc. Prof.

Sibel Yardımcı, Assoc. Prof., Mimar Sinan Güzel Sanatlar University

Sinan Aslan, Assistant, Middle East Technical University

Sinem Arslan, Assistant, Essex University

Sinem Aydınlı, Assistant, Bahçeşehir University

Sinem Seçer, Assistant, Mimar Sinan Güzel Sanatlar University

Siyaveş Azeri, Assoc. Prof., Mardin Artuklu University

Şükrü Aslan, Assoc. Prof., Mimar Sinan Güzel Sanatlar University

Sümercan Bozkurt, Assistant, Middle East Technical University

Süreyya Karacabey, Assoc. Prof., Ankara University

T. Deniz Erkmen, Asst. Prof., Özyeğin University

Tahsin Söğüt, Professor, Dicle University

Tahsin Yeşildere, Professor, Istanbul University

Taylan Koç, Asst. Prof., Çukurova University

Taylan Şahan Tarhan, PhD student, Mimar Sinan Güzel Sanatlar University

Teoman Pamukçu, Professor, Middle East Technical University

Tezcan Durna, Assoc. Prof., Ankara University

Tolga Tören, Asst. Prof., Mersin University

Tuba Akıncılar, Instructor, Galatasaray University

Tuğba Özcan, Assistant, Middle East Technical University

Tuğçe Çetin, Assistant, Istanbul Bilgi University

Tuğçe Erçetin, PhD student, Bilgi University

Tülay Erkan, Professor, Istanbul University

Tuna Altınel, Assoc. Prof., Lyon-1 University

Tuna Coşkun, Assistant, Middle East Technical University

Tuna Kuyucu, Asst. Prof., Boğaziçi University

Türkan Yosun, PhD student, Sabancı University

Uğur Kara, Asst. Prof., Anadolu University

Ülker Sözen, Assistant, Mimar Sinan Güzel Sanatlar University

Ülkü Doğanay, Professor, Ankara University

Ülkü Güney, Dr.

Umut Şah, Instructor, Istanbul Arel University

Umut Tümay Arslan, Assoc. Prof., Mimar Sinan Güzel Sanatlar University

Veli Deniz, Professor,, Kocaeli University

Veli Polat, Assoc. Prof., Istanbul University

Vildan Seçkiner, PhD student, Ludwig Maximilian University

Volkan Çıdam, Asst. Prof., Boğaziçi University

Wendy Hamelink, Dr., Leiden University

Yahya M. Madra, Assoc. Prof., Boğaziçi University

Yakın Ertürk, Professor, Middle East Technical University (retired)

Yasemin Acar, Dr., Özyeğin University

Yasemin İnceoğlu, Professor, Galatasaray University

Yasemin Karaca, Asst. Prof., Mersin University

Yasemin Özgün, Asst. Prof., Anadolu University

Yasin Bedir, Assistant, Dicle University

Yıldırım Şentürk, Assoc. Prof., Mimar Sinan Güzel Sanatlar University

Yıldız Silier, Asst. Prof., Boğaziçi University

Yılmaz Turgut, Professor, Dicle University

Yonca Demir, Asst. Prof., Istanbul Bilgi University

Yonca Güneş Yücel, Dr.

Yonca Özdemir, Asst. Prof., Middle East Technical University - Kuzey Kıbrıs

Yücel Demirer, Assoc. Prof. Kocaeli University

Yüksel Taşkın, Professor, Marmara University

Zafer Yenal, Assoc. Prof., Boğaziçi

Zafer Yörük, Asst. Prof., İzmir Ekonomi University

Zelal Ekinci, Professor, Kocaeli University

Zerrin Kurtoğlu, Professor, Ege University

Zeynep Arıkan, Assistant, Boğaziçi University

Zeynep Çatay, Asst. Prof., Istanbul Bilgi University

Zeynep Dadak, Dr., Kadir Has University

Zeynep Direk, Professor

Zeynep Gönen, Dr.

Zeynep Kadirbeyoğlu, Asst. Prof., Boğaziçi University

Zeynep Kaşlı, PhD student, Washington University

Zeynep Kıvılcım, Assoc. Prof., Istanbul University

Zeynep Savaşçın, Assistant,Galatasaray University

Zeynep Uysal, Assoc. Prof., Boğaziçi University

Zeynep Yeşim Gökçe, Assistant, Istanbul Bilgi University

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21 octobre 2013 1 21 /10 /octobre /2013 18:10

 

« Un pouvoir arbitraire en Turquie ». Lire l’article de GIT Initiative dans Le Monde d’aujourd’hui :

 

http://www.lemonde.fr/idees/article/2013/10/21/un-pouvoir-arbitraire-en-turquie_3500144_3232.html

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10 octobre 2013 4 10 /10 /octobre /2013 10:53

 

Dans l’énorme complexe judiciaro-pénitentiaire de Silivri, à 80 kilomètres d’Istanbul, devrait être rendu aujourd'hui le verdict dans l’un des deux procès d’Etat que le gouvernement turc instruit contre les intellectuels démocrates sous couvert de lutte antiterroriste. GIT « Liberté de recherche et d’enseignement en Turquie » sera particulièrement vigilant sur le sort de Ragip Zarakolu, fondateur et directeur des éditions Belge et de Büsra Ersanli, professeur de science politique à l’université de Marmara (tous les deux actuellement en liberté préventive), mais aussi sur celui de Deniz Zarakolu, éditeur lui aussi, fils de Ragip Zarakolu, emprisonné depuis le 4 octobre 2011 pour avoir prononcé une conférence sur Aristote dans le cadre des activités culturelles du parti légal pro-kurde BDP, et aussi sur celui d'autres collaborateurs de Belge, A  Dursun Yildiz, professeur à la retraite, et Ayse Berktay, traductrice, également détenus. L’acharnement du pouvoir politique et du pouvoir d’Etat à terroriser ces intellectuels éclaire la situation des centaines d’étudiants et de journalistes, détenus pour les mêmes raisons de négation de toute expression libre en Turquie.

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Site De Git France (Groupe International De Travail)

L'initiative GIT

GIT France est la branche française du

Groupe de travail international (GIT)

« Liberté de recherche et d’enseignement en Turquie », une initiative internationale d’universitaires, de chercheurs, d’étudiants, de traducteurs et d’éditeurs née à Paris le 21 novembre 2011

 

sites d’nformations globales :

www.gitiniative.com

http://www.facebook.com/pages/GIT-Initiative/288505904533560?ref=ts

   

Branches du GIT dans de nombreux pays :

Branche en France : www.gitfrance.fr

info.gitfrance@gmail.com

Branche en Amérique du Nord : http://gitamerica.blogspot.com/

gitamerica@yahoo.com

 

Branche au Royaume-Uni : Dr. Cengiz Gunes (cgunes07@gmail.com); Dr. Derya Bayir (deryabayir@gmail.com); Dr. Prakash Shah ( prakash.shah@qmul.ac.uk); Dr. Kerem Oktem (kerem.oktem@sant.ac..uk)

 

Branche en Suisse :

info@sfst.ch 

 

Branche en Turquie :  http://gitturkiye.com/  

Dr. Zeynep Gambetti (zgambetti@gmail.com) ; Dr. Nesrin Uçarlar (nesrinucarlar@gmail.com)

 

Branche en Allemagne : http://gitgermany.wordpress.com/

gitgermany@yahoo.de

 

Branche en Grèce : Vasiliki Petsa (bisiapetsa@hotmail.com)

 

Branche en Italie : http://gititalia.wordpress.com/

git.italia@gmail.com

Recherche

Pour suivre l'actualité des libertés en Turquie

http://www.susam-sokak.fr/ (Blog d'Etienne Copeaux, historien de la Turquie)

http://istanbul.blog.lemonde.fr/ (Blog de Guillaume Perrier, correspondant du Monde en Turquie)

http://turquieeuropeenne.eu/ (site d'actualité et de traductions d'articles)

https://akgonul.wordpress.com/2011/12/ (Blog de Samim Agkönül, historien et politiste)

http://www.imprescriptible.fr/  (sur le génocide arménien)

(liste non exhaustive)

GITinitiative

 

 

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